Acrylique sur toile 40x30




Le fantôme d'une phrase porté par le vent
La bande-son d'un hiver aux dents cruelles
Il faudrait qu'enfin tout s'envole, déborde
Il faudrait qu'enfin tout éclate, étincelle
Simplement éviter
Que le printemps ne nous laisse décimés.

Nos espoirs qui sèchent aux vents respirent l'infini
Aux mélanges des peaux se confond le paysage
Qu'espèrent-ils ceux qui ferment les yeux
Qui se recroquevillent et s'enferment
Que voient-ils sans horizon, sans fenêtre

Ecarter ces murs qui maintenant nous enferment.
A l'intérieur.
A l'extérieur.
Réveiller les vivants, les debouts
Sur le béton fleurissent encore des arcs en ciel.
Des peaux chamarrées, mélanges chaloupés
Pour encore espérer
Qu'au printemps se rallument les soleils éteints.