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Dans l’oubli du vent 
Se pose le soir 
Une fêlure du ciel
Echappe ton regard

Tresser nos souffles
Au chant de la pluie
Ecouter tes yeux
Me peindre la nuit.

Un festin de givre grime l'ourlet des fenêtres
Pour l'envol des secondes aux rivages du temps
Le parfum des silences sous le vent fatigué
L'hiver voyage aux brumes de tes yeux verts.

Sous les esquisses d'or de nos dérives 
Se dévide le fil de tes mains à mes rides
Sous l'archet soyeux de tes paupières
Le printemps nous appelle, libre et fier.