10072013
(acrylique sur toile 40x50)



Dans la salle d’attente de l’Océan
En partance, sous la dérive des mots
Bientôt,
Là-bas, collines de sable et de mer
Devenir proie de l’écume
De ces embruns flamboyants quand se noie le jour.

Sur le quai de ses jambes nues
Dans l’instant du souffle coupé
Juste sa présence dans un matin de rien.
Juste son rire et l'éclat de ses yeux sur la vague.

Les peaux se croisent ainsi, se frôlent sans vraiment s’éviter,
Pour inventer comme des fantômes.

Je tisse l’instant avec la soie que tu me donnes.
En ce temps qui s’égrène en un brouillard imparfait.