Consolation





Une virgule de ciel en écho sur l’étang.
Goutte d’eau, prends  garde à la danse des mots
Les murmures incendiaires  de la nuit s’étalent
Au visage écorché du jardin sans pétales

Noyer la perspective trouble  de l’instant.
Où donc sont rangées nos vieilles solitudes
Nos mélancolies décharnées et nos combats perdus
Ailleurs, sans doute ailleurs
Derrière toute  cette terre, derrière l’hiver
Nues, sous l’éclipse des flots

Debout,
Attendre l’aube, pour les ailes déployées du sang
Sans hâte,
Lacer, délacer les racines des pierres.