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Cet enchevêtrement d’instants nus posés là
A la frontière du jour qui s’éteint
Le noir des mots sur la pâleur de la page
Aux confins des rivages doux d’un souvenir

Ruban d’écume collé sur l’horizon
Les ombres noyées sur la peau de la terre
Figent les rêves, givrent les parfums mais,
Le pas agile de ta danse découpe les brumes


Dans la mémoire de tes poches, une vague m'égare,
Dans cette frange étroite entre la nuit et le jour
J'écoute le murmure du papier sous ta plume.

Une éternité à broder les falaises,
Au drap froissé de ces mots en voyage
Je mendie tes yeux pour border les marées

Mes demain dans ta poche au tumulte du silence.