06022015



Ton murmure porté par le ressac

Une émotion naissante, larme de mer

Qui ruisselle sur les rives du silence.

Navigue en ce ciel sans âge.


Sur la morsure de l’instant, s’échouer.

Là, dans cette entaille du jour dévoré d’hiver

Ne reste qu’un morceau de ciel que les cils lacèrent,

Un chapelet de lumière qui brûle les paupières.


A l’abandon du jour, l’ombre folle de l’heure 

Marche lentement aux lisières du vertige.

L’instant s’illumine, chavire au courant

Comme ton regard s’inonde, aspire au printemps


Et que rien ne se dérobe, ni ta pluie ni le frisson, 

Au cuir de la nuit, le rocher appelle l’aube

Dans le silence bouleversé j’ai recueilli ton ciel

Bleu comme une goutte d’eau sur la peau