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Un feulement d’ailes
Sur la chanson de ton corps qui marche
C’est le soir à Paris, un soir au parfum de pluie 
Ton pas résonne au dos de mes couleurs

Il reste à ouvrir des portes au verso des années
Dans le frisson de l’instant
Manque encore la complainte du vent
Pour la danse de tes cheveux

C’est un printemps à Paris
Ici les lilas explosent au jardin

Tu sais, parfois, dans tes yeux
J’invente le ciel qui s’évapore
Quand le vert s’habille en sourire
Aux paupières de tes jours

Aux lumières de tes yeux que tu caches
Aux mots sur tes lèvres que tu tais
J’ai les effluves de tes couleurs en frissons
Comme un amant étourdi au bord de ton fleuve.