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Brumes ou bleus
Dispersion de ciel
Tout ce fardeau de verts
Tombé
Sous la morsure du givre

La mer s'en est allée
A la lisière de l'île
Elle t'attendra là
Aux douces lèvres d'avril

Déjà un autre ciel
Les arbres poussent leurs nids
La feuille envolée n'a jamais de cri
La page est plus blanche que le soleil

Au loin vibrent les tambours
Pour cette houle qui danse
De fanons en fanons
Larmes de lune égarées
Brisent l'éther et redessinent
La sente rousse de l'automne

Le baiser du coquillage enchante l’écume
En cet espace nu où les mains appellent la mer
L'espoir a choisi d’effacer les frontières
De suspendre le jour au vol du goéland