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Acrylique sur toile (41 * 33)

Les bras blancs des bouleaux rouillent d'ocre les gris d'octobre

Et les notes me déchirent d’une guitare
Où je joue dans tes cheveux de femme

Au point de chaque phrase
J’invente les trottoirs qui déshabillent tes pas
A chacun de tes voyages
J’accroche un sol majeur sur ta portée

A l’angle de mes années
Rien jamais ne s’efface


De retour d'ailleurs
J’ai éparpillé des mondes à comprendre
A construire
Le temps presse

 

De retour de la vague
Sur les genoux de l'orage
J’ai croisé tes yeux

Viens vers moi
Reste
Raconte-moi les crinolines d'algues
Les écharpes de vagues
Viens à m’en étourdir de toi
A en regarder jusqu’au couchant
L'infini du jour

De retour de la vague
Avec pour matelas
Des fleurs de soupirs pour mieux tomber


De retour avec tes couleurs accrochées aux doigts
Là-haut
Et de leurs éclats à chuchoter ci-bas

Mes mains tremblaient
Je connais ça
Je crois
Je ne sais plus


Pourtant je me souviens

J’ai lu l’impossible au vert de tes regards

Alors

Car il est plus que tard
Un autre ailleurs s’invente
Au creux de mes rides
Un sentier soufflé de nulle part
Déposé sur l’écume du tableau 
Presque rien
Ta pluie et tes lisières à découvrir

Nous sommes rentrés du vent pour décoiffer l’heure au clocher

Ne sont restés que la chanson de la pluie
La mer plus ample que le ciel
La danse des étoiles au sommeil des rochers