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Brisement de ciel
Sur l’horizon dévoré d’automne

Les larmes de l’arc-en-ciel
Séchées par le vent
Ruissellement de lumière
Aux fenêtres des branches nues

Il reste ce gris
Chiffonné de bruine
Le tilleul pleure ses feuilles
Tout ce rouge évanoui
En un frisson de pluie
Au chagrin des saisons

En chaque instant peut-être démêler
Nuage après nuage
Les écheveaux de brumes
En chaque instant peut-être farder
Paupière après paupière
Les rives du jour en bleu

Marcher
Dans le cocon des ombres
La nuit porte encore en elle le souvenir du jour
Suivre
La gageure de tes pas
La houle alentie de tes hanches

Bosquets de rêves
Au berceau de la lune
La mémoire au bout des doigts
Malgré le silence des arbres
S’égarer au parfum des étoiles
Là où la nuit même éclaire la nuit

Là où tu es
Là où je viens