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Sur les lèvres du jour
Fouiller l’enfourchure des vents
Quelques perles de mer glissées là
Au delta de ta gorge            

Furtif
Cet éclat de vert sur l’eau du temps
Reflet précieux au clair de ton regard

Les algues gantent les rochers
Dans l’épuisement de la lumière
Lisser leur empaumure
Jusqu’au jaillissement des étoiles

Entre les cimes blanches des vagues
La danse rouge du soleil
Dernier baiser du crépuscule
Et ce parfum de sel sur ta peau

Les ombres se cambrent au couplet de tes hanches
Robe d’écume en neige sur tes jambes nues
Les brumes se dérobent au flambeau de nos souffles
Le rouge aux joues fiché au cœur du couchant

Regarde le vent
Ecoute le soleil
Chante ce silence qui enlace l’été

Le fanal dessine le sourire de la nuit
Aux méandres des courants se perdent les embruns
Frisson d’éphémère sur le rideau du ciel
Sous l’écorce des dunes le souvenir de nos pas

Tisser les couleurs sur le chiffon de nos mains
Des brisants recueillir la moisson des marées
Sur l’inclinaison des heures glisser
D’étreinte en embrasement vers le bleu