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Viens
Là-bas se lève un autre jour
Au-delà de l’hiver
Baigné d’une autre lumière
Allégé des chagrins d’hier

Sous la caresse d’un regard
Le pont ouvre ses arches au chant de la mer
Les fanons d’écume faseyent sous le vent
Je peins mes silences sur la toile du ciel

Juste réveiller l’incandescence des souffles
Sur la danse trouble des marées
Rêver le rouge aux hanches du couchant
Et la lande nue ponctuée de moutons

Les doigts dénouent les lettres
Le parfum du mot referme la plaie

Tout au bout du jour
Reviendront-ils les absents de l’errance
Reviendront-ils sur nos chemins de papillons

La mer ne veut pas finir
L’autour doucement s’étire
Sous mes mains la vague de ton ventre

Tu sais
Parce que la lune s’est emparée de nos ombres inclinées
J’ai de ton regard embrassé toutes les brumes

La plage est plus blanche que le soleil
Le chant de la houle ondoie
Au loin battent les tambours de cette marée qui tangue
Dans cet endroit nu où les oiseaux appellent la mer