Le Coeur Funambule

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mardi 5 mars 2013

Pastel



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Jusqu’à la lie de cet hiver
Son fantôme glacé au creux des mains

Les rives du printemps sont encore floues
Ce goût d’hier sur tes paupières
De l’autre côté des vagues
Conte l’audace des ricochets.

La rumeur du ciel se déshabille de blanc
Là où l’écume n’a plus de voix
Trois mesures de blues posées là
Au pastel de ton regard.




dimanche 17 février 2013

Archet




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Dans l’oubli du vent 
Se pose le soir 
Une fêlure du ciel
Echappe ton regard

Tresser nos souffles
Au chant de la pluie
Ecouter tes yeux
Me peindre la nuit.

Un festin de givre grime l'ourlet des fenêtres
Pour l'envol des secondes aux rivages du temps
Le parfum des silences sous le vent fatigué
L'hiver voyage aux brumes de tes yeux verts.

Sous les esquisses d'or de nos dérives 
Se dévide le fil de tes mains à mes rides
Sous l'archet soyeux de tes paupières
Le printemps nous appelle, libre et fier. 



samedi 12 janvier 2013

Coming Back Home





12012013



L’invisible des mots se mêle aux couleurs

A regarder dans les yeux, bien à l’heure

Les yeux de la nuit à contre-jour du papier

Passager de l’encre, attendre l’été.


La dentelle du sommeil

A recoudre à chaque page

Un brouhaha sinueux

Une parenthèse ardente.

L’invisible des mots posé sur l’horizon.



vendredi 2 novembre 2012

Parfums de gris.









C’'est juste un souvenir qui s'’ennuie du soleil
La trace d’un soupir qui échappe au sommeil.
Un monde de patience, et de mélancolie
Sa voix sonne l'’absence ; la pluie en plein midi

Tous ces mots éphémères, et ces rires oubliés
Ce chagrin de la mer, la lumière évadée
Au vent de novembre, tes cheveux emmêlés
Le passé se cambre aux brumes parfumées

J’'ai peint l’étoffe mauve de ses regards enfuis
Ses murmures d'’alcôve, cette île évanouie
Aux formes adoucies, aux arômes de pluie.
Et le silence aussi, qui s'éteint dans son cri.




dimanche 7 octobre 2012

Pas la peine de






(Acrylique 50 x 40)




Un autre temps,
La lune est tombée dedans.
Le profond dénuement du ciel,
Un délabrement de bleu.

Où es-tu Magda ?
Dans quel méandre de la mémoire te promènes tu ?
La pénombre de tes yeux perdus
Sur le sourire de l'’horizon.

Ouvrir les bras,
Tout doit réapparaître.
Je sais, là-bas,
L’'écume froissant un drap de mer,
La fièvre du rocher
Sous la morsure de la page nue.




jeudi 27 septembre 2012

Et comme partout






(acrylique 50 x 40)




A perte de voix, ton chant de peau

Sous le gris du ciel, ces éclats de pluie
Ta nuit posée sur mon regard
A peine un galet d’écume
Tes yeux et la soie de tes jambes

Là-bas, de l’'autre côté du rêve
Au delà du rayon de lune
Posé sur le pommier
Un clafoutis de brume
Sous ton cri d’oiseau

Ces matins noyés de vie
Auront raison de septembre
Un coulis de lumière
A la mer arraché.

Rendez-vous d'’insomnie
A rebours sur mes marges
Sous les feuilles nues
Tes chuchotis de peau.




samedi 22 septembre 2012

S'effeuille






(acrylique 50 x 70)



Ces mots mouillés posés sur le bitume
Il est bien trop tôt pour la rouille,
Pour le désespoir rouge des feuilles
Sur les mains ridées de l’'arbre.

Une voix
Pour le soleil de ta peau
En résonance
Aux fenêtres des lendemains

Le souffle avant les mots de l'’automne
Ce frisson de l’'archet juste avant,
Juste avant la caresse des cordes.
Le souffle avant les mots, un chant, déjà.




samedi 26 mai 2012

Pointillés











Laisser passer la lumière
Entre les veines bleutées des mots
Aux boucles rousses des virgules
Au souffle d'un battement de cils

Sur les épaules d'un nouveau jour,
Sous la vague et l'écume être rocher.
Pour nos regards humides
Au silence des marées, se parvenir




dimanche 19 février 2012

Debout






Acrylique sur toile 40x30




Le fantôme d'une phrase porté par le vent
La bande-son d'un hiver aux dents cruelles
Il faudrait qu'enfin tout s'envole, déborde
Il faudrait qu'enfin tout éclate, étincelle
Simplement éviter
Que le printemps ne nous laisse décimés.

Nos espoirs qui sèchent aux vents respirent l'infini
Aux mélanges des peaux se confond le paysage
Qu'espèrent-ils ceux qui ferment les yeux
Qui se recroquevillent et s'enferment
Que voient-ils sans horizon, sans fenêtre

Ecarter ces murs qui maintenant nous enferment.
A l'intérieur.
A l'extérieur.
Réveiller les vivants, les debouts
Sur le béton fleurissent encore des arcs en ciel.
Des peaux chamarrées, mélanges chaloupés
Pour encore espérer
Qu'au printemps se rallument les soleils éteints.





jeudi 19 janvier 2012

Magda









Noir, marcher en esquivant la nuit, les éclairs pâles des réverbères.
Les trottoirs sont mouillés d'orage, odeurs d'asphalte.
Enfermé dans le blanc,
Ne rien entendre du tonnerre, du fracas de la pluie.

Noir de vent doux et de nuages invisibles au ciel de la ville,
Murs si hauts qui s'élancent vers la nuit.
Je n'ai pas vu tomber la pluie,
Je n'ai pu retenir les gouttes d'eau entre mes mains,
Juste pour la sensation de retenir un peu de ciel dans le creux de mes paumes.

J'évite les couleurs.
Les images kaléidoscopes de ma mémoire,
A chaque pas une pièce du puzzle,
Il en manque tant.

Un passé en noir et blanc
Comme sur les vieilles photos.
Magda danse en noir et blanc
Ballerine des rues humides
Danseuse de mes feuilles blanches

Elle tourne si lentement,
Oh si lentement
Sur les pointes de mes mots
A l'instant du souvenir
Pour cette pluie d'encre
Du bout des doigts
Aux marges de la feuille.





vendredi 30 décembre 2011

Gone, Gone, Gone






(acrylique sur toile 60 x 40)



Le ciel sort de la terre
Pourtant,
La rousseur d'un instant
De rien, de mots, d'oubli.

La virgule dessine
La tourbe des nuages

Déchirer le paysage englouti
Dans ce gris qui jamais ne finit
Malaxer la couleur
Pour ce point au bout de la ligne.
Une robe noire
Cette chaussure que tu ôtes
Jambe nue pliée dans le rouge

Pourtant,
Les nuages parfois,
Le vent dans ton regard,
Immobile.
Une image abandonnée
Au clair d'un souvenir
Les nuages parfois
Au fond de moi
L'écho muet
De la rousseur de l'instant
Qui s'évade d'écrire.





vendredi 23 décembre 2011

Night Lights









Tangue
La mémoire des mots
Cousus sous tes paupières
Au revers d'un souvenir

Tangue
La couleur de la nuit
Tatouée autrefois
Au printemps de tes hanches

Tangue
Le silence
Au rythme du pinceau
La danse de tes cils

Tangue
Chavire
L'encre silencieuse
Aux sentiers de ta peau
Il suffirait d'écrire
De n'avoir plus à fuir.




dimanche 13 novembre 2011

So Slow









Le soleil peine à réchauffer les peaux.
Comme une rousseur de vivre
A l'incendie de tes jambes.
La mémoire épargne les silences.

Le souvenir d'une image
Le ciel a vieilli d'un nuage
Que sont devenues nos cernes
Dans le miroir d'un train de nuit.




samedi 22 octobre 2011

Either Or









Ne bouge pas.
Je viens seulement te réveiller d'un baiser fantôme
Avant de sombrer hors de ce monde à la dérive.

Que deviennent les instants de vie qui nous ont échappé ?

C'est dans ton regard que renaissent les vagues
C'est dans un soupir
Que chantent tes lèvres.
Pour que s'éteigne le jour.

J'écris ton pas sur ma page blanche
La course du vent
Les larmes de la brume.
La mer n'a pas cessé de frissonner
Au murmure de l'île.

Il est bien tard pour oublier demain.




lundi 3 octobre 2011

Mellow my mind









Ta soie posée entre les paumes d'un matin
Au cœur de la solitude d'une aube d'automne
Presque rien
Peut-être une chimère,
Une phosphorescence fantôme,
Un pas de sable, puis deux
L'horizon dans ton cou
Le jour déjà lavé de ses songes
Juste là, à la ponctuation d'un nuage égaré
J’ai un fantôme endormi dans le creux de la main,
Qui me soigne des poèmes et du vertige des certitudes.




mercredi 28 septembre 2011

In a Silent Way









Ton regard
A la lisière du temps qui passe,
Les cendres du jour posées sur un coin de lune.

L'’aiguille qui joue à chat sur l'horloge,
Que faut-il bâtir dans l’âge que l’on pioche,
Que je sculpte à coup de mots et de couleurs,
Attablé à la pendule des virgules et des pinceaux ?

Dis, le temps, où se trouve-t-il ?
Aux rides de ma peau,
Aux chants d'une révolution qui s'éveille,
Au partage d'une main qui prend la tienne ?
Chercher le temps, qui s'enfuit , nuage au ciel venté,

Le temps, se terre-t-il au creux de l'’heure qui s'’éteint,
Sous l'ourlet de tes lèvres,
Au souvenir d'un temps étreint ?

Le temps ne boit-il pas les fleuves de nos mémoires ?
En souvenir d'heureux futurs, avais-je écrit

De toi à moi, dans l'instant de ces vagues qui nous séparent,
Dans l'instant d'hier,
La mémoire de demain.
J'attends.

J'’écris la morsure d'un autre instant.




samedi 3 septembre 2011

Shine on






Acrylique sur toile 30x40


Parfois il n’'y a plus rien, cependant qu’il y a tout.

Il faut revenir des orages,
Plus imprégnés qu’'avant la pluie,
Plus assoiffés que la terre même,
Des odeurs de nuit que laisse en nous le chagrin

Un instant de ciel accroché là,
Un bout de dentelle chiffonné,
Un regard qui s'évade.

C'’est l'’été au milieu des nuages,
Cette seconde étrange où s'’évapore la musique,
Au creux du dernier sillon.
Tourne tourne le temps, en plein coeœur du soleil affamé.

Je n'’oublie rien, les émotions tracent le chemin.
Les désirs de nos peaux s'’arriment aux éclats d'écume des marées murmureuses.
Pour cet inattendu, unique et bouleversant,
Les mains en éveil, à l'’orée de toi.

Moi, si tu savais, je te peindrais bien le rouge aux joues, pour tout ce qu'’on mérite.
La mer m'’offrirait les yeux du souffle perdu.
La vague dévêtue de ses falaises
Appelle à souffler les nuits.

Ne reste qu’à moudre le grain des jours diffus.




lundi 22 août 2011

Silence Twenty Two








Une nuit
Ouverte
Pour l'oiseau de ta voix

Un silence
Rapiécé
Pour l'éclair de l'oubli

Ta fenêtre
Espiègle
Le chant d'un souvenir

Vertige de peau
Ta vague entre les rochers
Se faufile

L'odeur d'un hiver
A rêver sous l'écharpe
De ton cri

Silence
Je farde tes paupières de mes mots de cendre
Dans le murmure d'un été, je brode le fil de nos cils cousus.





dimanche 14 août 2011

Summer dress









Une île sur tes paupières
Nos serments sur la peau des arbres
Dans le bruissement de la mer,
J’'ai reconnu le pas de tes mots tatoué sur mes lèvres

Une île à inventer
Au chenal de ton ventre
A ta voile se remontent nos fleuves
Sur ta berge j’'ai jeté mon encre.




vendredi 1 juillet 2011

Midnight Summer Dream









Sur l'écorce sculptée de l'instant
Fébriles fragrances d'une danse
Perles de lumières
Accrochées à tes hanches

Crépuscule titubant aux nervures du ciel
Et ton paysage qui me met à l'envers
Sur la palette de l'horizon
Le chant de ta vague pour seule réponse.





samedi 19 mars 2011

Paprika








Vénéneuses furent
Les dernières écorchures de l'hiver
Avant que soudain, l'odeur d'un matin clair
Ebrèche de bleu l'écorce de nos regards

Un instant à nous frapper d'envie
Même quand je t'habille de lune
Pour cette lueur d'infini
Sur une mer sans brume
M'étourdir de tes arômes de vie.
Le printemps commence à mordre le ciel.






dimanche 27 février 2011

Lumières









Peu importe la brume, l'étouffante oppression
De ce ciel qui rampe sans atteindre l'horizon
Peu importe la bruine, la glaçante impression
Que le jour à jamais a perdu la raison.

J'ai le clair de tes yeux pour faire danser mes couleurs
Ton ventre nu pour habiller de joie mes mélancolies
Sur la lisière des nuits tu m'emmènes cueillir les mots
Semés au hasard de ton grain de peau.




lundi 14 février 2011

Equinoxe









En exil, sous le poids de l'horizon
A la croisée des peaux, braconner l'instant
Les pâleurs du ciel en cascade
Habillent ton chant quand il s'évade

Au gisant des marées quand sombrent les saisons
Peindre des dentelles sur les paupières du temps
Le silence du nid aux morsures de l'hier
Un battement d'ailes bientôt chassera l'hiver.




dimanche 19 décembre 2010

Winter Crumble









Vertige blanc
Un ciel poudré de sucre
Rivages pleurant l'horizon
Ton grain de peau pour équilibre

Aux rides de mes jours
Ton regard en souffle clair
Un frisson de neige
Sur nos sentiers de chair.



jeudi 11 novembre 2010

See the Sky About to Rain









Le ciel drapé de sombres dentelles
Les copeaux de brume embrassent infidèles
La rousseur de nos souvenirs rebelles
C'est novembre et tes yeux étincellent.

Au silence des cris qui étouffent d’injustice
Comme trace de craie qui sur l'ardoise crisse
Le vent s'essouffle à porter nos colères
J'écris sur la vague rugissante de nos rêves d'éther.




dimanche 24 octobre 2010

Out of this world









La rivière se gonfle d'automne
Tes cheveux s'habillent de vent
L'indicible couleur de la vigne du puits
A l'angle des jours qui s'épuisent de pluie.

Aux berges de tes dentelles
A l'éveil de la nuit
Je pose mes instants sur ton parfum
Et me perds aux sentiers de ton regard.





vendredi 15 octobre 2010

Sometimes it Hurts















La mer en copeaux d'écume
Sous les dentelles de ton regard
Le temps s'invente des escapades
Là où s'ébauchent nos doux silences

Aux rives troublantes de ton sommeil
J'accoste mes chimères
Les chagrins de nos peaux
S’arriment aux chants des marées

La mer en copeaux d'écume
L'automne pose son manteau de brumes.




mercredi 6 octobre 2010

Caldeira













A tes lèvres se tissent nos saisons
Pour la liberté des nuages
L'écheveau de l'automne
A dénoué l'écharpe du vent

A tes lèvres se tissent nos saisons
La pluie au jardin
Un abri de tes mains
Et ton ciel de dentelles




dimanche 26 septembre 2010

Fugue









Notes de pluie à la terre assoiffée
Quelques rayures blanches au ciel d'automne
Eclats de gris dans tes yeux clairs
La nuit doucement déshabille le jour.

J'attends le dernier éclair de soleil
Les poches pleines de ce vent d'équinoxe
Qui découvre les secrets cachés sous tes voiles
L'été frissonne encore sur ta peau.





mercredi 15 septembre 2010

Say Yes









Ton sourire en souffle doux
En dérive de l'été sur mon chemin de plume
L'orgueil du vent sur ta lande
Dans la rousseur d'un soir de mer

Au loin, l'île s'éteint de vague en vague
Juste le temps de ne rien oublier
Des chemins qui se perdent sur ta peau
Que l'automne nous enlace.





dimanche 12 septembre 2010

In Pursuit of Happiness









Lueurs fugaces
Au velours de l'océan.
Sur ta vague apaisée
Apprivoiser ton ciel.

Les couleurs boivent l'horizon
Ta brume au bout des doigts
J'effleure l'essentiel.
Sur les épaules de la nuit
Ton châle doux déposé.




mardi 17 août 2010

The Courage of Others










La morsure de l'écume
Au livre de tes jambes
Le silence de la lune
Page à page

Sous ce ciel d'encre
Le buvard de mes mains
Sur ta lande humide
Voile sous la brise à peine ébauchée.




samedi 7 août 2010

Funny time of year









Au large du temps, des brisures d'écumes
A la peau des vagues, ton chant de brume
Là où se pose la nuit
Ton regard, un éclat d'envie.

Aux lèvres des étoiles
La caresse du vent
Enlacés
Ta vague.






vendredi 28 mai 2010

The State I Am In









Glissement doux
Les lumières d'une nuit fruitée
Aux fleurs du pommier

En dérive de l'instant
Tes lèvres mordent le ciel

Tes gestes nus effeuillent mes heures
Ton grain de peau et cueillir
L'étreinte du jour sur ton épaule.




dimanche 9 mai 2010

Souffle









Un souffle,
Aux fleurs des cerisiers
Ce frisson du temps
Un silence ébloui.

Un souffle,
Un ballet d'hirondelles
Sur l'ourlet du jour
L'envol de ta jupe

Au parfum de tes jambes
Un souffle
Un éclat de vie.




dimanche 4 avril 2010

Bleu nuage









Un jour, bien loin des matins tranquilles, j'’ai ouvert ma porte aux couleurs, à la folie des mots.
C'’est venu d’ailleurs, de ces frontières improbables de l'’imagination, comme une main qui se tend, tremblement d’'écume, comme une main que l’'on prend, bien à l'’abri au creux d'’une nuit
Je n'oublie rien tu le sais, juste ta main et ta voix qui fendille les commissures de nos peurs.
Il n'y a rien à frémir que le vent pour souffler tes paupières sur le papier de mes insomnies, si les rêves s'en vont loin comme la mer.
Il n'y a rien à pressentir que la lumière qui ouvre un chemin à nos idéaux , si l'éternité noyée de lune dévoile de tes yeux le vert.
Des rythmes vibrent en moi
Les virgules font un bruit d’'ailes dans mes pensées
Et pendant que je vis, n'’écrivant plus, rêvant
Les mots que je t’'offre s'’effarent sous le vent
J’'aime mieux tout de quelque chose que quelque chose de tout
Toujours aller au bout des choses, jusqu'’au vertige, et souvent j'’accueille dans ma nuit ton sourire, celui que tu as oublié sur mon épaule, un soir de resquille, un de ces soirs quand s'’écartent les ombres, d'’où jaillit un éclair et d’'où sort la beauté, ta beauté.
Tu es belle comme la révolution.
Je n'oublie rien tu le sais, ni mon hiver contre ton printemps, ni les orages de tes lèvres au sanctuaire de mes ignorances.
Pour la chamade du temps qui fuit, j'ai inventé des couleurs pour ta peau, des ombres pour tes cernes.
Dans la rousseur de mes pinceaux, j'ai une étoile coquelicot qui embrume de douceur ce lieu où tu ne viens pas, où résonne pourtant l'ombre de ton pas.
Je cueille des syllabes dans les souffles du vent
Je me souviens de ta voix dans le soleil dormant, en plein coeœur d’"un été, en plein coeœur de ma folie.
Et comme dans les trains, au moment où l’"on félicite le paysage il se dérobe avec modestie, tu as pris ton chemin qui s"’éloignait du mien.
Je n'oublie rien tu le sais
J'ai ton ciel en pagaille, la lune glisse à fleur de terre dans les broussailles sombres, un grand nuage arraché s"’enfuit.
J’'ai ton ciel en pagaille, comme des instants à recoudre, au fil de mes pinceaux.
Je suis là à écrire au parfum inconnu de ta peau
Je n'oublie rien.
J'écris tes silences.
J’'écris ta présence
J’'écris ton oubli
J’'écris ta beauté
J’'écris au coin du jour, dans les plis des draps de la nuit.



dimanche 14 mars 2010

Naufrages









L'ile attend le basculement du ciel
Les bleus se font ombre
Ridules soyeuses en ondes plurielles
Les brûlures du jour en l'océan sombrent

Fêlures marines aux cendres des nuages
Ta robe s'abandonne aux rayons caressants
Le temps s'étire, le soir descend
Loin, si loin des folies des naufrages

Risée d'écume aux lèvres de ta vague
Le soir frémit aux soupirs du lac
Méplats marins en torpeur d'algues
Cet émoi des marais au refrain du ressac




lundi 15 février 2010

Frémir









Un trait d'or au ventre des nuages
Eclaire mon refuge cousu d'orage
C’est l’hiver au cœoeur du ciel,
Tourne tourne le temps,
Que renaisse la lueur de ce soleil froid.
Cet éclat du bleu qui s'’invite contre mes mauves.

Je n'’oublie rien, les émotions tracent le chemin.
J'’ai inventé des mondes pour y poser ton regard,
Pour y glisser sous mes mains, ta peau.
Nos chagrins s'’arriment aux éclats de voix des marées bruissantes
Tes prunelles ont des couleurs mouvantes pour nuancer mes jours.
La mer dévêtue de ses brumes appelle à découdre les voiles qui nous retiennent au sol.

Alors parfois,
La nuit,
Je peins un peu de ce phare sous tes paupières,
Pour éclairer mon regard quand tu m'’oublies.




vendredi 15 janvier 2010

La soie de l'archet









Le chagrin des marées au silence de ta vague
Une déchirure du temps aux frontières du désir
Eclats de dentelle et tes lèvres pour l'émoi
Sur ta peau le frisson emporte plus loin que le rêve

Il faudrait des hivers à l'abri de tes cils
Perles de neige en collier,
Le seringua attend l'oiseau
Derrière la fenêtre, la blancheur de la nuit.

Pour la mélancolie qui déguise les chemins
Ces instants qui s'enfuient d'entre nos mains
Le chagrin des marées au frisson du rocher
Tes dentelles égarées sous mes paupières baissées

Il faudrait des hivers qui s'habillent de satin.




mardi 5 janvier 2010

Indociles








Les empreintes du silence sur ta peau
Une mélancolie de nuages égarés
Dans ce ciel d'hiver qui s'effare d'étoiles

Il neige dans tes yeux des flocons de mots
Sur cette île androgyne où vient s'échouer
Ta marée haletante sous le tendre voile

Dans l'étreinte de l'écrit
S'inventent les chants fragiles
De nos rivages indociles
Où se frôlent nos lèvres, nos nuits.




dimanche 13 décembre 2009

Presqu'île









Il en faudra bien des mots pour t'emmener jusqu'à cette île
Bien des mots pour te déshabiller de tes brumes
Aux doux creux de ton corps j'ai encré mon exil

Ton murmure sur les lèvres de la vague apaisée.
Dessinait des matins en dentelle d'écume
Au satin de ta peau j'ai tracé le sentier.

Vers cette île
Ce voyage immobile
Jamais loin d'ici

Puisqu'ici,
Dans la rousseur de tes pas,
J'ai blanchi tant de nuits.




mercredi 11 novembre 2009

Ecrins









Pour l'élégance indécise d'un courant d'air
Comme quand le désespoir s'évanouit au musoir
A simples mots épancher cette soif sous tes paupières
L'éventail de nos désirs au front de mer, un soir

Tes dentelles
Ta peau transie d'hiver
Rassembler tes écrins de pluie

Une envolée de soie
Un appel à ta vague




jeudi 17 septembre 2009

Transition









S'ouvrirait un chemin de vent
Un ailleurs incertain.
Brumes bouillonnantes aux lèvres de la vague
Un sentier entre ici et cette île qui appelle les mots.

D'autres pas, d'autres couleurs
Le souffle d'aller à la ligne
Pointiller l'espace
Le regard ouvert vers l'île.
Allez viens..



jeudi 21 mai 2009

Flots










Un flottement
Pluriel
Marbrure au flanc de l'infini
Stridence d'un accord de guitare

Les mots posés sur la peau
Sur la pointe des voyelles
Dissonance de soie.
Lent
Deux mains en embuscade.

Un cygne noir sur l'eau verte de tes yeux.



lundi 16 mars 2009

Something vague









Ton ventre en étang
La barque de mes mains
Ce ciel qui s'enivre de printemps
Le moiré d'un instant qui se prend pour demain.



lundi 22 décembre 2008

A mots dire








Ces larmes de mer sur ta peau découverte, juste un instant de ciel accroché là, au hasard de ton grain de peau, un bout de chiffon froissé, un frisson qui s'évade sous la dentelle.
Pour la fatigue du temps arrimé à la vague, j'apprivoise l'horizon au serment de tes jambes, dans la nuit qui s'acharne à éplucher la mémoire.
Bien au delà des rives, au sucre de ta voix j'accroche des silences, des bribes de sensations au revers des paupières.

Vent d'Ouest
J'attends la prochaine vague pour y boire tes chagrins.



mardi 2 septembre 2008

Sentinelles










Dénuder l'écume du soir qui suinte d'automne.
Dans le dédale des nuages,
Déraciner le temps, pour la chute du ciel
Tombé en pluie.
Dans un pli de lumière, poser le pas,
Heures translucides.
Un regard de flanelle sur la peau fruitée
Ne plus rien oublier
Des rêves cachés dans les broussailles.
L'imminence de ta vague aux rives des envies.




jeudi 26 juin 2008

Parfum d'Encre.








Le vent en promenade sur les peaux
Les heures qui s'échappent du sommeil n'ont pas d'histoire
Il te faudra accrocher des mots aux pas vagabonds
Pour espérer encore le chant des matins de miel
Il te faudra effacer les sentences de ton regard
Pour que se creusent au plus profond les chemins de l'errance
Au revers de tes paupières la partition d'un limonaire
Juste ce qu'il faut pour apaiser le flux des courants.
Juste ce qu'il faut pour souffler tes dentelles.



jeudi 1 mai 2008

Territoires de l'aube








Naviguer, aux brumes d'un printemps qui s'étiole d'être trop attendu,
Frêles esquifs, les pas cherchent à empoigner le fil ténu du temps.
Il ne reste à cueillir que la solitude des vagues dans ce désert d'une plage,
Les portes de la nuit se referment sans bruit, au loin les remparts tracent la frontière.
A la lisière du jour un vol de goélands déchire la robe du ciel.
Plus loin, les gréements des bateaux appellent la caresse du vent.
Les fantômes de l'aube me content les histoires volées à la nuit.
Premières lueurs du soleil en reflet sur la mer.
Je m'abreuve de ces couleurs pour poser du bonheur sur le jour naissant.




vendredi 29 février 2008

Résister









C'est dans ton regard que tout arrive
C'est dans ton regard que se tissent mes fils
Le vent se noie dans sa folie
Les champs labourés attendent semailles
La liberté s'étrangle aux cols des édiles
Il est plus que temps d'entrer en résistance.
C'en est assez de voir tout se restreindre
Pour qui, pour quoi, pour l'appétit de quelques uns
Il faudrait là,
Pour la fatigue de la colère
Comme un grand lit d'espoir

Nous dormirons plus tard.




vendredi 4 janvier 2008

Patine









Aux commissures de l'instant
Comme une pâleur de l'aube

Le temps de glisser les mots dans un rayon de soleil
Le temps que le temps s'oublie

Clarté diffuse; brume de lune
Adagio transparent
Caresse d'absence

Patience blanche
Larmes du ciel
En moissons.




jeudi 27 décembre 2007

Valse









Les mots tapis sur la peau de la terre
Des fièvres de l'étang le gel apaise le cri
Aux lambeaux de l'hiver la neige fait un manteau
Pour ce temps apaisé, nos marges nues s'éclairent

En un murmure de lune
Ta marée par dessus bord
En un frisson de plume
Ta joie d'oiseau de nuit

Les cordes de la pluie ont noué nos baisers




dimanche 16 décembre 2007

Blonde on blonde









C'est l'aube à jamais qui nous attire
Aux bras noués que le gel étreint
Un pont à franchir, des lèvres à rougir
Guirlande de givre au matin d'airain.

C'est l'aube à jamais qui nous acharne
Aux plages blanches avides d'infini
Poudre de ciel aux paupières ternes
Murmure du temps sous le pas endormi

C'est l'aube à jamais qui nous appelle
Aux mots de nos nuits, au sel de nos pluies
Aux chants fruités de nos errances infidèles
Aux pages blanches les mots étourdis

C'est l'aube ou la nuit
Ces mots qui nous délivrent
Ces mots qui nous appellent
Quelques vagues de lune au chagrin de nos danses.



mardi 3 juillet 2007

S'étreindre







Sur le quai de la nuit, en affleurement de peau, l'ombre du vent m'étreint
Juste un souvenir qui se déshabille et se mire aux étoiles
Sur les épaules du temps, j'envole mes années
Il y a bien longtemps que je ne sais plus compter
Sur le quai de la nuit, sous la langue ta peau
Fait frémir les vieux chagrins qui s'évadent en pluie
Au profond de tes yeux, le murmure d'une danse
Pour ce goût du désir au matin des errances
Au souffle de ta rivière, quelques larmes indomptées
Ta source de joie en langueur d'orage; volupté.



mercredi 27 juin 2007

Houle








La chanson de ta peau
Sous le voile à peine clos
Juste un murmure
Au satin de l'aube
La houle de la nuit
Ta marée en ruisseau
Le sommeil de la mer
Si s'embrase la lune
Au sanglot de tes lèvres
Liquides comme le vent
Au refrain des fontaines



mardi 3 avril 2007

Sur les épaules du vent







Ta voix , et que défaille le silence
Aux berges de la nuit s’'arriment nos errances
A sauter sur les épaules du vent
Comme un vol de goélands dans l’'air étouffant
Dans le feu des orages, nos désirs, nos rages
Ton corps en volutes s'enroule
Commissure des lèvres, danse des peaux en fièvre
Souillure piquante, parfums ambrés de vie
Luxure luxuriante, ta source nacrée d’'envie.




lundi 5 mars 2007

Insomnie







Parfois l’'âme s’'effeuille, grains de sable qui glissent entre les doigts.
Parfois l'’âme s'’effeuille et rien ne peut rien retenir.
Au sang des vagues s'’habillent des étoiles
Au sang des vagues ton navire s'’envoile
Coeœur de pluie et d’'orage, le ciel nous emmène à pleurer
Fleur de nuit un brasier, le ciel nous emmène à aimer
Parfois l'’âme s'’effeuille et rien ne peut rien retenir
Ni les rires ni les pleurs, ni peurs ni sourires
Parfois l'’âme s'’effeuille d’'un printemps en hiver
J'’ai des trains en partance vers hier
Dans l'’insomnie de tes reins
J’'ai conjugué les embruns.



samedi 23 décembre 2006

Toi







J'’ai ton ciel aux yeux mouillés en bruine sur mes joues
Les larmes sont des voyages, les chagrins des bijoux
Aux rides en bagages pour ces hivers à blanchir encore
J'’accrocherai des sourires à peindre à l'’encre d’or.
Juste des mots
En effleurements de peaux
Lèvres charmeuses de nuages
Lointain rivage d’'un visage
A l’'agonie de la nuit.
Juste des mots en pluie.
Juste Toi, et notre vie.



samedi 26 novembre 2005

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Mes mots sont orphelins de tes yeux.