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En chaque pas de mer

Avance l’éveil d’un souvenir

Pour l’appétit des mots

 

En chaque pas de mer

Il faut s’abreuver

A l’insolence des marées

 

Revenir

Plus encore imprégné de mots

Epeler les couleurs du silence

 

Dans la brisure d’un rêve

Un éclat de mémoire

Deux pièces d’étoffe blanche sur ta peau brune

Un chagrin du temps à jamais évanescent

Pour la soif des paupières

 

Double croche sur la portée

Des musiques remontent nos mémoires

Comme un fleuve

Dont les rives se seraient éloignées

 

Images surgies

Des flocons de l’écume

Fulgurances légères

Un feulement d’ailes sur le silence de la toile

Ta voix résonne parfois au dos de mes couleurs

Portes ouvertes au verso des années

 

Poésie ce refrain de ciel à la vague des heures de jeunesse

Dans l’oblique d’une vie à inventer

Sentier nu qui sera le parchemin où j’écrirai

 

Parce que le corps s’est avancé et le pas devenu si léger au sablier des paupières

L’encre dévore le papier

Après la dérive des années creuses

Est venue celle qui habille mes battements de cœur

 

Elle est venue

M’évader du temps qui s’efface

Repousser les berges des pages à noircir sans fin

Se blottir dans la conque du poème

Fardée de perles de mémoire

 

Le couteau sur le lin

Aiguise les pigments

Et dans l’errance des mélanges

Réveille les souvenirs