Par Olivier,
mardi 2 février 2010 à 23:35 ::General
L'île épouse le sourire de la nuit,
Aux méandres des courants se perdent les vagues,
Frisson de l'éclair, trésor enfoui.
Sous la peau des dunes, nos pas sans âge.
Seul ce ciel
La lune à demi pleine
L'horizon noyé de mer
Pour le chant de l'Océan
Ta peau guide mon errance
Par Olivier,
vendredi 15 janvier 2010 à 22:38 ::General
Le chagrin des marées au silence de ta vague
Une déchirure du temps aux frontières du désir
Eclats de dentelle et tes lèvres pour l'émoi
Sur ta peau le frisson emporte plus loin que le rêve
Il faudrait des hivers à l'abri de tes cils
Perles de neige en collier,
Le seringua attend l'oiseau
Derrière la fenêtre, la blancheur de la nuit.
Pour la mélancolie qui déguise les chemins
Ces instants qui s'enfuient d'entre nos mains
Le chagrin des marées au frisson du rocher
Tes dentelles égarées sous mes paupières baissées
Par Olivier,
samedi 9 janvier 2010 à 00:00 ::General
Cristaux éphémères
A la lisière de tes secrets
Dans la pâleur du soir
Fugace voyage des peaux
Sur l'écrit
Aux draps des mots
S'entrelacent les nuits
Chants des pages blanches
De neige
Et nos silences
Débordent de parfums
A la lisière de tes secrets
J'écris.
Par Olivier,
dimanche 13 décembre 2009 à 00:43 ::General
Il en faudra bien des mots pour t'emmener jusqu'à cette île
Bien des mots pour te déshabiller de tes brumes
Aux doux creux de ton corps j'ai encré mon exil
Ton murmure sur les lèvres de la vague apaisée.
Dessinait des matins en dentelle d'écume
Au satin de ta peau j'ai tracé le sentier.
Vers cette île
Ce voyage immobile
Jamais loin d'ici
Puisqu'ici,
Dans la rousseur de tes pas,
J'ai blanchi tant de nuits.
Par Olivier,
dimanche 22 novembre 2009 à 23:11 ::General
Ephémère, ce frisson de soie,
S'y glisser; dans l'inconstance de l'illusion
Pour ces dernières secondes
La vague résiste à l'attraction du rocher.
Cet instant, rien que cet instant en frêle fissure.
Dans ma nuit aux couleurs fauves.
Ce n'est que dans la parole du vent que je peux lire sur tes lèvres.
Tu sais, tu es là si souvent dans mes marées d'encre.
Au cœur des rives que bercent mes déserrances.
Dans la nuit trouée de souvenirs
Par Olivier,
mercredi 11 novembre 2009 à 13:01 ::General
Pour l'élégance indécise d'un courant d'air
Comme quand le désespoir s'évanouit au musoir
A simples mots épancher cette soif sous tes paupières
L'éventail de nos désirs au front de mer, un soir
Tes dentelles
Ta peau transie d'hiver
Rassembler tes écrins de pluie
Par Olivier,
dimanche 8 novembre 2009 à 22:50 ::General
Encrer l'instant
Au bleu du silence
Les mains noyées de brume.
Le vent s'étourdit aux ruelles secrètes de ton corps
Un murmure à la marge des nuages
Dans la lente transhumance de nos nuits.
Sur tes lèvres mes mots
Sous mes mots ta pluie.
L'éblouissement du geste
Traverser l'instant terrassé par ton regard
Ligne de fuite drapée de voile
L'écharpe de l'aube qui te déshabille
Par Olivier,
lundi 26 octobre 2009 à 22:59 ::General
L'océan habillé de brume
Ta peau aux confins des heures de lune
Qu'y a-t-il à oublier que nos mémoires ignorent ?
Un frisson de peau et ta houle aux rochers
Là où l'écume froisse l'éternité
Sous le drap de la mer
Une nuit de dentelle jetée sur nos rives
Ton parfum aux empreintes de ces nuits
Par Olivier,
lundi 19 octobre 2009 à 23:46 ::General
Naviguer de tes mots à mes murmures,
Pour mieux nous entendre vivre,
Et surprendre au pourtour de la nuit,
Le chant des terres mêlé au soupir du ressac.
Par Olivier,
jeudi 17 septembre 2009 à 22:46 ::General
S'ouvrirait un chemin de vent
Un ailleurs incertain.
Brumes bouillonnantes aux lèvres de la vague
Un sentier entre ici et cette île qui appelle les mots.
D'autres pas, d'autres couleurs
Le souffle d'aller à la ligne
Pointiller l'espace
Le regard ouvert vers l'île.
Allez viens..
Par Olivier,
dimanche 28 juin 2009 à 12:50 ::General
Sophia - There are no goodbyes
Errance au pouls des instants fugueurs
Sur la trame d'une lumière de nuit
Le ciel a des couleurs de fruits mûrs.
Aux rides du vent, j'accroche ton cri
Juste ce voile pour l'impudeur
Gestes lents, tu danses sans bruit
Sur les rives de nos mots en épissure.
Au sillon de ton ventre, j'ai construit mon abri
Dans l'apathie du fleuve, un cri d'oiseau.
Juste un écueil de temps aux berges de ton antre
De la danse des corps ne reste qu'un écho
Un friselis de soie à la mousse de ton ventre.
Au vertige de ta peau,
Les mains en chute libre
Chapitrer la nuit aux couleurs de tes gestes
Sous l'écume du rêve, à la courbe de tes reins
La brume pose ses virgules en flocons lestes
Aux rives froissés de l'instant, ton murmure marin.
Par Olivier,
samedi 4 avril 2009 à 22:29 ::General
Larme de pluie à l'écorce du jour
Je déambule en murmure au duvet de ton ventre
Il faudrait des hivers oublier les tourmentes
Boire à tes lèvres les printemps alentour
Raconter à la nuit ce que nous sommes
Tes sourires de papier ouvrent mes pages.
J’habille mes syllabes de ton reflet nu.
Je tapisse de ton regard mon paysage.
Pour que les mots tombent de tes paupières.
Cependant le sourire de la pluie à l’horizon perdu
Mordille la plume,
En un frisson de lune,
La couleur de tes yeux a tracé la frontière.
A l'aube de tes seins s'égarent mes voyages
Pâleur d'écume sur mes nuits de dentelle
L'hiver en fuite ouvre les rideaux du ciel
A l'ourlet de tes lèvres s'éclairent mes rivages.
Aux semailles en caresses , le vent dénoue les blés
Un ciel de guipure ouvre ses draps aux bergers,
Rien n'est au temps que la mer au rocher,
Du profond de la vague tu remontes troublée
Ton île à la marée s'ouvre, tendre fruit à croquer
Aux moissons en caresses, la terre délie les mains
Ton ciel de mantilles délivre son chemin
Rien n'est au temps que la peau au baiser
Et pour ton ciel en pluie
Rien n'est au temps que ces lunes à la nuit.
Par Olivier,
vendredi 16 janvier 2009 à 15:12 ::General
A ta peau, cheviller les rêves pour sécher ce vent dans nos tourmentes
Sur les plages du carnet s'évadent les spirales
Sables mouvants les mots écrits à l'encre pâle.
En défaillance de l'instant; démaquiller l'horizon.
Il faudra sans doute oublier le tout, jouer de l'inadvertance
Jeter aux hasards les sillons de murmures marins.
Cueillir sous mes doigts tes arômes, tes embruns
Sous le frisson de la plume, découvrir le soupir du mot qui danse.
Par Olivier,
dimanche 28 décembre 2008 à 22:43 ::General
A m'enivrer d'écume, j'ai égaré ta vague.
La lumière se morcelle sous la brise tenace, pour une esquisse, un refrain, un fantôme, j'ai rejoint ta plage d'embruns et d'oubli.
Le fracas des galets emporte les bribes de souvenirs, je glisse mes mots dans tes ombres silencieuses, j'inscris mes silences dans les empreintes de tes regards.
Au rocher que l'algue agrippe, j'amarre les transparences des heures ouvertes sans sommeil.
A te chercher si loin, j'ai croisé tant de hasards que les aiguilles de l'horloge n'affichent plus que mes retards.
Au temps qui s'en retourne vers ces heures effacées, je mêle mes espoirs de boire à ta marée.
Par Olivier,
lundi 22 décembre 2008 à 23:36 ::General
Ces larmes de mer sur ta peau découverte, juste un instant de ciel accroché là, au hasard de ton grain de peau, un bout de chiffon froissé, un frisson qui s'évade sous la dentelle.
Pour la fatigue du temps arrimé à la vague, j'apprivoise l'horizon au serment de tes jambes, dans la nuit qui s'acharne à éplucher la mémoire.
Bien au delà des rives, au sucre de ta voix j'accroche des silences, des bribes de sensations au revers des paupières.
Vent d'Ouest
J'attends la prochaine vague pour y boire tes chagrins.
Par Olivier,
samedi 13 septembre 2008 à 09:15 ::General
Au buvard de tes lèvres je souffle mes couleurs
Sur la voix de mes veines tremblent les silences
L'automne s'avance, il faut renaître pour nourrir le sang
Etouffer son harassement, bâillonner les défiances.
Un visage, des pinceaux et ton chant aux parfums des fleurs
Pour l'odeur de la pluie aux berges de l'étang
Lever les espoirs de leur berceau d'écume
Au creux d'un même rêve, déchirer le temps et ses brumes.
Plume sous le vent
Un chant
Un regard
Et mon pas et la pluie et l'automne.
S'imaginer homme.
Par Olivier,
mardi 2 septembre 2008 à 22:12 ::General
Dénuder l'écume du soir qui suinte d'automne.
Dans le dédale des nuages,
Déraciner le temps, pour la chute du ciel
Tombé en pluie.
Dans un pli de lumière, poser le pas,
Heures translucides.
Un regard de flanelle sur la peau fruitée
Ne plus rien oublier
Des rêves cachés dans les broussailles.
L'imminence de ta vague aux rives des envies.
Le vent en promenade sur les peaux
Les heures qui s'échappent du sommeil n'ont pas d'histoire
Il te faudra accrocher des mots aux pas vagabonds
Pour espérer encore le chant des matins de miel
Il te faudra effacer les sentences de ton regard
Pour que se creusent au plus profond les chemins de l'errance
Au revers de tes paupières la partition d'un limonaire
Juste ce qu'il faut pour apaiser le flux des courants.
Juste ce qu'il faut pour souffler tes dentelles.
Naviguer, aux brumes d'un printemps qui s'étiole d'être trop attendu,
Frêles esquifs, les pas cherchent à empoigner le fil ténu du temps.
Il ne reste à cueillir que la solitude des vagues dans ce désert d'une plage,
Les portes de la nuit se referment sans bruit, au loin les remparts tracent la frontière.
A la lisière du jour un vol de goélands déchire la robe du ciel.
Plus loin, les gréements des bateaux appellent la caresse du vent.
Les fantômes de l'aube me content les histoires volées à la nuit.
Premières lueurs du soleil en reflet sur la mer.
Je m'abreuve de ces couleurs pour poser du bonheur sur le jour naissant.
Par Olivier,
mercredi 2 avril 2008 à 22:40 ::General
Au miroir des années
Juste les peaux en ébauche de geste
Un abri de nos mains nouées
En déshérence du temps qui passe
Rien ne tremble plus que demain
Au soleil de tes paupières nues
Les berges des matins s'enivrent des fleuves de nos nuits
Peau à peau nos brumes s'évadent
Doigts liés, à la mémoire des chagrins anciens
Un abri de nos mains.
Par Olivier,
mercredi 19 mars 2008 à 00:26 ::General
Tapis de jonquilles dans les chemins creux
Et comme une nostalgie d'un printemps à venir
Dans un remous du ciel, ton nuage en caresse
J'ai des trains en partance pour la mélancolie
Descendre les marches du temps vers l'infini
A ton quai j'embrume mes regards au vent du large
Fêlure d'encre au buvard de la terre humide.
Frissons de pluie aux vertiges du temps.
Au ciel de tes jambes nues
J'ai recousu la toile qui habille mes nuits
J'ai remonté la voile à ta peau amarrée
Et ces chemins de lune où je m'égare
Pour ce mystère qui se cache sous le tissu
Et le chant de la peau sous les doigts en déroute
Déshabiller l'instant d'éclats d'écume frissonnants
Bien au delà, au creux secret de ta lagune, m'échouer.
Par Olivier,
vendredi 29 février 2008 à 23:36 ::General
C'est dans ton regard que tout arrive
C'est dans ton regard que se tissent mes fils
Le vent se noie dans sa folie
Les champs labourés attendent semailles
La liberté s'étrangle aux cols des édiles
Il est plus que temps d'entrer en résistance.
C'en est assez de voir tout se restreindre
Pour qui, pour quoi, pour l'appétit de quelques uns
Il faudrait là,
Pour la fatigue de la colère
Comme un grand lit d'espoir
Par Olivier,
samedi 16 février 2008 à 21:29 ::General
Entre mes rides, à l'envers d'un hiver sans collier, j'ai posé mes errances dans tes pas d'oiseau, pour l'insomnie des mers où rêvent mes pinceaux.
Sur ces chemins fragiles où tu dansais, j'ai pris mon souffle au parfum des vagues, sous les brumes de ta peau, là où tu te glisses quand dans tes couleurs je me perds.
Juste un ciel pour caresser tes orages, écouter tes vacarmes dans la parole des vents et le chant de l'écume aux courbes de tes vagues.
Entre mes rides, du bout des doigts , j'ai laissé mes mains s'égarer au sable des années.
Au dos des dunes, sur le chevalet des nuages, j'ai peint l'étreinte de ta danse chamarrée.
Par Olivier,
mardi 5 février 2008 à 21:18 ::General
Au miel de ton regard hâlé
Aux épices de ta peau
J'ai rêvé me reposer
Pour nouer des foulards aux chiffons de mes mots
Aux couleurs de tes chemins de toile
Au miroir de tes lèvres
J'irai boire le chant des vents d'ouest
A la mémoire des rochers
A la naissance des marées
Ecouter battre le foisonnement des nuits d'écume
Quand les paupières du jour se baissent
A l'heure où se noient les ombres
Au soleil de tes jambes
Au cœur du chant des déserts, j'irai enfin défroisser les ailes du temps
Par Olivier,
mardi 15 janvier 2008 à 23:27 ::General
Mouvance, juste un regard, les contours du temps déchirent la soie
L'échine du vent au jour enfui
Il est si tard pour garder à soi
Les silences écarlates aux larmes de pluie
Fragile l'émoi, l'ombre des arbres danse l’illusoire
La fierté des tempêtes brasse les colères
Au creux des reins l'espoir.
Paumes ouvertes, nos rages, et tes yeux verts.
Par Olivier,
jeudi 27 décembre 2007 à 18:45 ::General
Les mots tapis sur la peau de la terre
Des fièvres de l'étang le gel apaise le cri
Aux lambeaux de l'hiver la neige fait un manteau
Pour ce temps apaisé, nos marges nues s'éclairent
En un murmure de lune
Ta marée par dessus bord
En un frisson de plume
Ta joie d'oiseau de nuit
Par Olivier,
dimanche 16 décembre 2007 à 22:28 ::General
C'est l'aube à jamais qui nous attire
Aux bras noués que le gel étreint
Un pont à franchir, des lèvres à rougir
Guirlande de givre au matin d'airain.
C'est l'aube à jamais qui nous acharne
Aux plages blanches avides d'infini
Poudre de ciel aux paupières ternes
Murmure du temps sous le pas endormi
C'est l'aube à jamais qui nous appelle
Aux mots de nos nuits, au sel de nos pluies
Aux chants fruités de nos errances infidèles
Aux pages blanches les mots étourdis
C'est l'aube ou la nuit
Ces mots qui nous délivrent
Ces mots qui nous appellent
Quelques vagues de lune au chagrin de nos danses.
Par Olivier,
dimanche 25 novembre 2007 à 00:28 ::General
Une insomnie de ciel, coton gris en chagrin d'écume
Un silence de mer, et ta vague à la brume
Un murmure qui s'écrit aux étoiles somnambules
Mots incrédules qui s'enlacent au souffle des virgules
Vert regard à la soif des perles de rosée
Au givre du matin ma nostalgie troublée
Courir au jour tes jambes de soie gainées
Une insomnie de ciel, éclat de peau, charmé.
Par Olivier,
mercredi 17 octobre 2007 à 19:32 ::General
Frimas, croire que l’on ne s’y habitue pas et qu’il nous reste quand même une petite île quelque part.
Ces liens dans ma marge.
Des lettres, des lignes et de l’encre.
A boire leur bouteille à la mer.
Je voudrais écrire, lisse comme un baiser sur un banc face à la ville, ton regard qui n’existerait pas encore en vert.
Si la feuille à tout dit, que racontent les racines de tes fleurs cette nuit?
Il me suffit
Sur tes lèvres assoiffées
d’être goutte d’eau.
Le vert est plus vif aujourd’hui, il me semble,
L’eau ravive, fait briller la surface des couleurs.
Suivre tes pas car au bout de la rue s'ouvre le ciel.
Par Olivier,
samedi 22 septembre 2007 à 09:32 ::General
Le soir descend et ce n'est pas l'hiver. Juste un instant de froid qui coule au creux d'une larme, le rêve explosé d'un instant imaginaire.
Ces vieux wagons dans les gares, à l'écart, givrés d'un matin sans teint. Depuis quand n'emmènent-ils plus les rêves des amants.
C'est le soir et la musique rythme le temps comme ce train dans ma tête. C'est juste un train et tu me prêterais ton épaule.
Tu es de ces empreintes que l'on garde, ces marques infidèles mais précieuses, tatouages délavés sur la peau fragile que seul mon pinceau apprivoise parfois.
Tes départs restent silencieux car tu ne claques pas la porte. C'est un geste que tu ne fais plus, tu ne pars plus puisque tu n'es jamais venue.
Tu es mon émotion de satin, aux couleurs qui bruissent dans mes nuits d'aquarelle.
Tu es là, au cœur de ma bohème posée sur une branche de ton étoile.
Un train, les arbres qui défilent dans le bleu du ciel de nuit, et le silence qui se balance au cœur de la musique, se promène sur l'ivoire des touches.
Le piano en gouttes douces, ton regard qui s'évade dans le reflet du bois sombre.
Tu es mes nuits blanches, mon train du soir, tu te couches dans le vent de mes pensées perdues, tu es cette plage, froissant un bras de mer, et tes baisers du rouge enfantent d'autres couleurs; dans le ressac de ton chant mon radeau prend la mer.
Tu es mon voyage quand mes couleurs caressent tes paupières, il n'y a rien à écrire que ce rythme d'un train en clapotis d'étoiles.
A l'arrêt de ce train, à l'agonie de la dernière note, la musique de la nuit soufflera tes dentelles et d'un regard moqueur, tu me redessineras le monde.
Par Olivier,
jeudi 6 septembre 2007 à 22:50 ::General
Il faudra bien un jour, que je maquille ton matin aux couleurs de mes cieux.
Aux périphéries des nuages, le temps joue à la marelle avec les fleurs de peau
Viens
Je t'emmène au ciel de mon âge
Dans la nuit trouée de souvenirs
La frontière de tes cernes
Dessine une plage où s'égoutte la lune
Je t'emmène au ciel de mon âge
Dans l'aube brumeuse de ma mélancolie
Que le jour viendra croquer
Par Olivier,
dimanche 26 août 2007 à 23:34 ::General
Chanter, la mémoire de ta voix
Dans l'ombre d'un frisson de vent
Orpailleur sur ton corps mon pinceau vagabonde
Ce souvenir, c'était donc beaucoup plus loin
Ou très haut
Tes voyelles en écho
Torrentiel émoi dans les blés de la nuit
Tu reviens toujours au cœur des flaques de lune
Je ne t'attends plus, je caresse le temps
Dans la fatigue des nuages
La lumière de l'aube
Comme un flocon de sel
A embrasé ton ciel.
Par Olivier,
mardi 3 juillet 2007 à 23:17 ::General
Sur le quai de la nuit, en affleurement de peau, l'ombre du vent m'étreint
Juste un souvenir qui se déshabille et se mire aux étoiles
Sur les épaules du temps, j'envole mes années
Il y a bien longtemps que je ne sais plus compter
Sur le quai de la nuit, sous la langue ta peau
Fait frémir les vieux chagrins qui s'évadent en pluie
Au profond de tes yeux, le murmure d'une danse
Pour ce goût du désir au matin des errances
Au souffle de ta rivière, quelques larmes indomptées
Ta source de joie en langueur d'orage; volupté.
Par Olivier,
mercredi 27 juin 2007 à 00:02 ::General
La chanson de ta peau
Sous le voile à peine clos
Juste un murmure
Au satin de l'aube
La houle de la nuit
Ta marée en ruisseau
Le sommeil de la mer
Si s'embrase la lune
Au sanglot de tes lèvres
Liquides comme le vent
Au refrain des fontaines
Par Olivier,
mercredi 20 juin 2007 à 22:08 ::General
Un jour, je t'écrirai la respiration de la pluie
La soif des nuages et la mélancolie des étoiles
Je poserai ton écharpe sur les épaules du vent
Un jour je me tairai d'écrire
Pour m'endormir aux battements de ton cœur
Par Olivier,
dimanche 10 juin 2007 à 09:23 ::General
Sur le ventre de ton ciel, j'irai fredonner mes mots
Sur ma berge d'automne que ton courant caresse
J'ai ton regard encré au revers des paupières
Sous ta tonnelle de rousseur scintillent mes heures
Un jour, il faudra hisser les voiles qui mènent aux coeurs
Et rendre à l'écume le vague de nos âmes
Un jour, j'irai rendre aux nuages la douceur des secrets
Je dénouerai les fils des angoisses du vent
Moi qui n'ai à offrir que mes embruns d'émoi
Je suis là et j'écris
J'écris, ta soie.
Tu sais mon pays, souvent je ne te comprends pas.
Tu avais le choix entre les couleurs et la grisaille,
le partage certes maladroit mais joyeux, et l'opportunisme
et tu as fait ce choix,
celui de fermer tes portes à double tour,
celui d'élaguer les arbres en fleur,
celui d'écarter la tendresse au profit d'une prétendue efficacité.
Tu sais mon pays, souvent je ne te comprends plus.
Des mois d'un discours aux frontières du nauséeux ne t'ont pas ouvert les yeux,
je sais bien que tu vieillis, est-ce une raison pour renier ta jeunesse,
qu'as tu fait mon pays de ton amour de la liberté.
De cet espoir qui brillait, qui brillait comme..
Comme une fleur inventée, qui fleurit sur tes lèvres
Comme la mer dans tes yeux, douce vague qui inonde
Comme ta robe qui tombe entre les coquelicots
Comme l'imagination quand elle est sans limite
Qu'as tu fait de tout cela, mon pays que je ne comprends pas ?
Et déjà en ton nom on condamne quelques uns de tes enfants qui n'ont commis que l'erreur de se sentir trahis.
Et déjà semble se refermer sur ces injustices le lourd couvercle du silence.
Tu sais mon pays, c'est toi qui n'as pas compris,
car si certains sont prêts à profiter de cette banalisation de l'oubli,
des déchirures que provoquent cette stigmatisation de l'autre,
toujours responsable des maux et des peurs enfouis,
nous sommes nombreux encore à ne pas abdiquer.
Et ce qui n'est qu'un murmure sans parole ni musique, deviendra une chanson d'espoir et de liberté,
car ces trois mots travail, famille patrie que tu as choisis de sortir de l'oubli, nous ne pouvons les accepter.
Nous n'oublierons jamais que seul le respect d'autrui permet la liberté,
que notre dignité passe par l'égalité, que le monde ne progresse que dans la fraternité.
Tu sais mon pays, si comme tant d'autres je me sens trahi
Je ne vais pas me taire, ni me résigner
Et ne s'éteindra ni notre colère ni notre vigilance
Par Olivier,
mardi 24 avril 2007 à 09:59 ::General
Au refrain d'un matin, en confetti de brume
Me revenir, au sang de tes chemins
Là où tu t'habilles d'aube satin
Là où se déchire la nuit , s'effiloche la lune
Les gestes s'évanouissent doucement
Sur la dérive du vent
Une petite écharpe blanche
S'est posée là,
Comme un dimanche
Je ne sais de toi que ce qui reste en moi.
Ta voix , et que défaille le silence
Aux berges de la nuit s’arriment nos errances
A sauter sur les épaules du vent
Comme un vol de goélands dans l’air étouffant
Dans le feu des orages, nos désirs, nos rages
Ton corps en volutes s'enroule
Commissure des lèvres, danse des peaux en fièvre
Souillure piquante, parfums ambrés de vie
Luxure luxuriante, ta source nacrée d’envie.
Par Olivier,
vendredi 23 mars 2007 à 20:59 ::General
Aux tempes de mes jours, les nuages s’affranchissent de l’horizon, ton ciel au creux de mes paumes, la pluie à petits bruits dessine un visage.
Au reflet des rues sans nom, j’arpente tes chemins de vide pour ajourer les mélancolies aux rideaux de tes yeux. Tendre bataille de silences en cavale, j’aspire au printemps de tes jambes nues sous ta robe noire.
Rien n’échappe au tremblement que la fuite du temps.
Les brindilles hirsutes qui ponctuent mes phrases s’échappent sur les épaules du vent, les accords de guitare distribuent leurs courants d’air, ils s’échouent en caresses sur ta peau d’aquarelle.
Un soleil pâle déshabille l’hiver, mon automne en sourire dérive tendrement sous les couleurs de ton printemps qui m’échappe.
Par Olivier,
vendredi 16 mars 2007 à 23:13 ::General
Comme un vide à épancher, un imaginaire à déshabiller.
Tu es là, de l’autre côté de mon âme errante, tu ne t’éloignes même plus.
Je pourrais encore accrocher tes couleurs à mon fil
Pourtant je ne le fais plus, au moins jusqu’à hier.
La lumière du printemps vient caresser les matins;
Reste la nuit revenue, et ces mots que je n’écris pas, ceux qui se cachent sous les doux coussins mauves que tu poses sous tes yeux.
Mes mots dorment sous ses paupières, dans le venin d’une aube délétère, quand plongent les étoiles dans la houle des cieux.
Ces mots que je boirai à tes lèvres, après t’avoir déshabillée de la robe noire de la nuit, ces mots qui attendent sous le nylon qui dessine tes jambes, au murmure de la marée, à l’estuaire de la vie.
Parfois l’âme s’effeuille, grains de sable qui glissent entre les doigts.
Parfois l’âme s’effeuille et rien ne peut rien retenir.
Au sang des vagues s’habillent des étoiles
Au sang des vagues ton navire s’envoile
Cœur de pluie et d’orage, le ciel nous emmène à pleurer
Fleur de nuit un brasier, le ciel nous emmène à aimer
Parfois l’âme s’effeuille et rien ne peut rien retenir
Ni les rires ni les pleurs, ni peurs ni sourires
Parfois l’âme s’effeuille d’un printemps en hiver
J’ai des trains en partance vers hier
Dans l’insomnie de tes reins
J’ai conjugué les embruns.
Par Olivier,
vendredi 16 février 2007 à 22:03 ::General
Au coin de la rue une image qui s’efface et le soir tout gris se prend pour un dimanche. Derrière moi, un bruit de pas qui n’est pas le tien, ton pas n’est que silence dans ce monde endormi aux pavés de mon rêve.
Il est trop tôt dans tes yeux et le trottoir fait bien mon âge.
C’est l’automne à Paris, et les mots tombent de mes feuilles ; c’est l’automne à Paris et de toi je m’ennuie.
Puisque je ne peux rien te dire, mon monde s’invite dans tes couleurs, et j’ai la soif du pinceau dans un regard d’aquarelle.
Tu sais, je t’ai cherchée souvent, dans les dédales de mes nuits, dans les couloirs du métro, juste là, à la ponctuation de mes mots. Je t’ai trouvée parfois, en caresse de roux, au satin des persiennes, quand l’aube vient me chercher dans mes marges d’encre séchée. Alors je descends l’escalier et déjeune au chagrin.
J’ai ton fantôme endormi dans le creux de la main, qui me soigne des poèmes et du vertige des certitudes.
Au coin de la rue, une esquisse qui s’éloigne, car jamais rien ne s’efface au refrain des rencontres. Je suis gardien des murmures, je les grave au pinceau, sur des toiles sans cadre, pour ne jamais les enfermer, les murmures ça s’évade, ça caresse nos ciels, pour faire fleurir les nuages où tu marches, là où je t’écris encore.
Je n’ignore rien de ta distance, j’ai les mots en refuge pour le froid des absences.
Parce que j’écris de toi , parce que si rien ne pouvait jamais bouger, jamais, ni même jamais vaciller un peu, rien qu’un tout petit peu, juste comme ça, pour voir un peu, un tout petit peu, juste comme ça, pour juste imaginer, un tout petit peu… cependant que moi, moi bien sûr je peux tomber, bien sûr que le peux, moi, c’est toujours moi qui vacille, moi je peux, tomber et retomber, avec mon âge, mes sourires, mes rides et même dans mes pensées, toutes mes histoires prêtes à s’envoler comme ça, d’un seul souffle du vent.
Au coin de la rue, même si ce n’est pas ta rue, même si ce n’est pas ton ombre qui s’éteint, cela n’a pas d’importance, j’écris, et, derrière le rideau de mes rides, j’écris bien souvent pour me donner de tes nouvelles.
Par Olivier,
vendredi 2 février 2007 à 23:44 ::General
Sur les bras chiffonnés de la mer
Mes mots s’exilent contre ta vague
Je tends mon souffle arc en ciel
J’emmitoufle ton essentiel
Les silences des plaines caressées par ta pluie
Sont mon chant de folie sur la portée de ma nuit
Viens que je t’abandonne mes mots enfuis
Ceux que je cache sous le poème
Par Olivier,
dimanche 28 janvier 2007 à 10:50 ::General
De la neige il ne reste que quelques traces, le bonhomme de neige a perdu la tête, la campagne doucement se déshabille de son manteau blanc.
Quelques flocons de bonheur aux sourires des enfants
Un jour, tu farderas tes yeux d’étincelles pour venir danser dans mon jardin
Quand tu te seras débarrassée de tes certitudes, tu viendras partager la quiétude d’un matin.
Ici, tu sais, il n’y a rien à prendre, rien à perdre.
La nuit, nous ouvrons les bras pour brasser les étoiles
Tu es belle quand tu déploies tes ailes, quand tu refuses de te recroqueviller sur toi-même.
Alors, tu sais, je pense que nous aurons un joli printemps.
Par Olivier,
mercredi 24 janvier 2007 à 22:00 ::General
Au miroir de la lune
J’ai caressé tes errances
Pour la nuit qui s’ouvre dans l’arôme de tes mots
Comme un désert ambré, l’empreinte d’un passé
A sentir sous mes doigts la peau sous le pinceau
Je tremble à l’infortune de ma paume brûlée
Je sais toujours d’où tu viens quand tu perds mon chemin
C’est un rêve qui se noie de ne devoir attendre rien.
Par Olivier,
mardi 16 janvier 2007 à 23:23 ::General
Le saxo de Coltrane remonte le courant de tes mots en fontaine
Le jour ferme les yeux
Juste là, au creux des notes, envieux
De cette nuit qui ouvre ses draps
En froissement de satin, sans fracas
Cette eau claire qui coule de tes lèvres
Est un murmure qui apaise les fièvres.
Par Olivier,
mardi 2 janvier 2007 à 21:23 ::General
J’ai peint mon ciel pour que tu y promènes ton nuage
J’ai acheté du bleu pour l’étoile de ta fenêtre
De la fontaine ne filtrent que quelques gouttes
De l’eau claire de nos mots partagés,
Je les couds sur le dos des vagues, en écume de souvenir
Le temps ne passe pas non, il s’écrit sur la peau
Comme ces larmes de pluie au chagrin de la terre.
Par Olivier,
jeudi 28 décembre 2006 à 18:21 ::General
Aux rives de mes feuilles, conjuguer les couleurs
Les verbes caressent les lèvres nues
Aux minutes qui glissent vers la torpeur
Le vent répond en bruissements ténus
Matin de givre, de blanc s'habille la campagne au matin
Au retour, je peux suivre mes propres pas
L'eau de la rivière coule paisible,
Les rayons de soleil se faufilent entre les branches des saules
Aux rives de mes feuilles, l’errance d’un matin
Par Olivier,
samedi 23 décembre 2006 à 23:35 ::General
J’ai ton ciel aux yeux mouillés en bruine sur mes joues
Les larmes sont des voyages, les chagrins des bijoux
Aux rides en bagages pour ces hivers à blanchir encore
J’accrocherai des sourires à peindre à l’encre d’or.
Juste des mots
En effleurements de peaux
Lèvres charmeuses de nuages
Lointain rivage d’un visage
A l’agonie de la nuit.
Juste des mots en pluie.
Juste Toi, et notre vie.
Par Olivier,
dimanche 10 décembre 2006 à 11:45 ::General
Comme une nuit à broder les étoiles
Au drap froissé de ces rives de sable
Je mendie tes yeux pour border les marées
Mes demain dans ta poche au tumulte du temps
Et les jours s’habillent d’instants fragiles
Défilent les images par le chas de l’aiguille
L’écume de l’aube aux confins de tes cernes
Creuse la vague au halo des lanternes
Par Olivier,
lundi 4 décembre 2006 à 10:17 ::General
J’écris, parce que j’oublie souvent de dire…
J’écris, parce que je ne sais pas parler
J’écris, ébloui, abasourdi de vos rêves, de vos mots
J’écris pour cet instant de l’inversion de la nuit, dans l’embrasement de la lune,
J’écris dans la caresse de l’instant aquarelle
Pour ces yeux que je peins
Pour toi aussi qui ne me lis jamais.
J’écris pour moi, pour ces matins tremblants
Dans la danse troublante du temps
J’écris pour ne pas t’oublier
Pour n’oublier personne.