Le Coeur Funambule

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mercredi 15 novembre 2017

Tintamarre




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Ce ciel de cendre au souffle de novembre
Cet oubli du jour englouti par la nuit
Bien avant le soir
Même si quelques copeaux de lune
Griffent cette réplétion de gris

Au jour labile le soir s'absente
Ne reste que ton ventre nu
Et la nuit posée sur ta pluie

Allez viens
La marée creuse l'abîme
L'écume dénoue les brumes

Allez viens
Ici feulent les embruns
Sous les baisers de l'île

Décalquer les rêves
Sur la peau du papier
Sous l'arc bandé du vent
Le chant libre de la flèche
Ecorchant le rocher

Lustre perlé du couchant
Sur l'estuaire discret de ta plaine
Mon île se dessine
Au fil tendu du jusant

Allez viens
Au grain obscur de tes reins
Le sillon courbe des dunes
Essouffle les pierres lisses du  chenal

Se poser là, au pied des glycines
Fendre l'écorce des ombres
Disséminer les couleurs
De maille en maille sur l'instant 



mardi 31 octobre 2017

Pluvier




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Brumes ou bleus
Dispersion de ciel
Tout ce fardeau de verts
Tombé
Sous la morsure du givre

La mer s'en est allée
A la lisière de l'île
Elle t'attendra là
Aux douces lèvres d'avril

Déjà un autre ciel
Les arbres poussent leurs nids
La feuille envolée n'a jamais de cri
La page est plus blanche que le soleil

Au loin vibrent les tambours
Pour cette houle qui danse
De fanons en fanons
Larmes de lune égarées
Brisent l'éther et redessinent
La sente rousse de l'automne

Le baiser du coquillage enchante l’écume
En cet espace nu où les mains appellent la mer
L'espoir a choisi d’effacer les frontières
De suspendre le jour au vol du goéland


vendredi 20 octobre 2017

Etamine



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Et néanmoins
Au matin
Cette lumière d'automne
Défenestre les brumes
Révèle le visage
De l'île dans le lointain


Une semaison d'ocres
Sur le ventre de la lande
Ta lumière singulière
Posée sur la mélancolie
Etamine de poésie
Une brassée de mer plus tard
L’esquisse tremblée d’un souvenir
Encre encore mes pages
Ouvre et ferme la vague

Scintillante marée montante
Couvre les rochers
En ombres d'ardoise bleue

Vapeurs fauves
Algues séchées
Lambeaux d'écume 

J’accroche mes lignes aux arches du pont
Sur l’incendie de tes jambes
Juste un fil
Charnel
Contre la brise promise
Entre mes marges égarées

Alors que ce pont offre ses pierres
Si près
Si lent
Ce refrain du courant jusqu’à la mer



mardi 3 octobre 2017

Baladin




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De plus en plus,
Le soir s'étire
La nuit monte
Enjambe les toits
Embrasse les branches demi-nues.

Soie de l’automne au feu de ton ventre
Le ciel s’est posé sur notre faim

Souffle
Le clair de brume 
Entre nos mains
Ebauche
Du soir tombé
Aux genoux de l’été


Un grain de lumière
De la lune échappé
Sur tes reins 
Dévoré


Cette voix venue du plus profond 
L’intense chant délivre la nuit
Sentier ruisseau
Chemin torrent 
Juste
Une éraflure sur le temps

Sable lavé des marées

Un pas, une vague
Se laisser glisser
Griser
Sans rien omettre rien
De ce que la nuit dévore de nos peaux
Sans rien omettre rien
Des cris  des étincelles

Sans rien omettre rien
Remonter le fleuve de ton regard

Et que tout emporte tout
Des brumes de dentelles
Aux rives secrètes de tes embruns.

vendredi 29 septembre 2017

Revenir

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Chaque fois un peu plus
Les griffes de l'automne font se recroqueviller les jours

Telle la vague
Soudain la nuit
Et pourtant demain
Le soleil sur tes épaules
La mer soulèvera les brumes

Sur le frisson des rochers
L'écume douce
Ciel fermé éteint
Au loin
L'ile immobile flamboie

Plage de peau, dune blonde
La lande qui s'ensauvage
Matin
Où tout le jour à pas d'oiseaux
S'anime des rêves échappés de la nuit

Et soudain toi
Pour ce soleil comme un chaleil
Sur les remous du ciel





lundi 31 octobre 2016

Mantille



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Dehors
Ce lit de feuilles
Couleurs de carnaval
Au fouissement du jour

En notre abri
Traits de graphite au doux de ton ventre

En amont du crépuscule
Le feu des heures nues
Les poignées de pluie
Evadent tes brumes

Creuse la vague
Sous ce buisson d'infini
Calicule de dentelles
Affleure tes mystères

Rien qui ne se dise
N'emporte plus que le chant de ta peau

Dans la conquête de l'instant
Au seuil des draps froissés
Tourbillon cet exode
Du regard effleuré

Broderie de parchemin
Glissement des ombres
Balade de sentes humides
En saveur d'automne




mercredi 21 septembre 2016

Echo de lumière




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Noue la houle
Et l'écume des peaux
Au satin des draps d'automne

De la nuque aux reins creusés
S'effeuillent
Les embruns d'équinoxe

Les fruits de la nuit
Fondent sous la langue
Friselis de lune

Rien sinon ton cri
Souffle brûlant
A la jarretière tendre des veines

Eclats de silence posés là
A la lisière de l'instant
Au berceau d'une fontaine




jeudi 25 août 2016

Rayon de lune



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Sculpte les nuages
Aux crépuscules délivrés
De toutes ces fleurs rouges
Posées sur tes paupières 

Sculpte les rivières
De nos nuits bercées 
A l'ombre de tes cils


A la lisière de l'instant
Cette stupeur égarée
Quand le ciel uniforme
S'habille d'un crumble d'étoiles


La crête de la nuit s'irise
Aux ailes de l'oiseau
Ta peau nue, rien de plus
Et le brasier
Bleu d'infini
Sur la marge humide
De ton ventre 



vendredi 29 avril 2016

Shadow Poème




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De plus en plus le ciel
De plus en ciel le souffle
L'insondable couleur de ton chant
Au refrain des draps froissés


En petites neiges les vagues
Dessilleront les perles de l'hiver
Pour ce murmure d'une fontaine
A la croisée de tes jambes

Franchir la lisière
Dans le ressac du cri
Sur l'horizon  s'égare
Le soleil coquelicot





 

samedi 27 février 2016

Nights




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L'ivre peau

L'écrit rauque

Intense

Au souffle de la plume



Près de toi

Sur le grain des mots

Des heures à rejoindre la nuit.

L’encre illumine l'instant qui l’épuise



A la césure des draps

Ton ventre nu



La nuit s'ouvre



Nouer les ombres

Et leurs cordes liquides

Aux lèvres de lumière



Du bout des doigts ta brume

Sur les épaules de la lune

Frémissement des peaux

Aux berges du ruisseau




vendredi 18 décembre 2015

Lambeaux




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Sous la peau de la nuit
Bercer l’horizon de ton ventre

Et le vent habille les doigts
Qui sur ta peau
Déshabillent l’instant

Déraciner les regards
Aux draps froissés
Des matins enlacés

Aux virgules de nos heures
S’agripper
Jusqu’à ce que vie s’en suive




vendredi 9 octobre 2015

Que deviens-tu ?


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Une échappée de ciel
Au rivage d’un jour d’automne
Et le mot rejoint la phrase
Et la main effleure la peau

Au creux de ton ventre
Une source murmure

Sur la brûlure de l’aube
Le sceau d’un rêve échappé
Sous les pas de la lune
L’empreinte d’un silence


Lumineux.


samedi 11 juillet 2015

Moissons




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Brume de lune posée sur tes épaules nues
Sur l’ardoise du crépuscule, le rouge de ta bouche


Rejoindre le passage vers la nuit,
Au labyrinthe des heures nouées au chant du silence,
Dans l’épuisement satiné de la lumière.

La nuit a l’épaisseur du pétale, ses courbes douces.
Ton souffle d’oiseau  vogue sur le bruissement de nos pas
A la fenêtre de l’arbre se penche l’écorce ridée des souvenirs éblouis

Pour ce parfum d’été
Et ces moissons du vent au duvet de la peau.

Lambeaux de ciel au dessus, au dessous, 
Un immense dôme noir d’orage qui jamais n’est tombé.




samedi 27 juin 2015

Ainsi la nuit




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Et ainsi la nuit
Un papillon posé sur le désordre des pensées

Un pas plus loin, c’est demain sur la peau noctambule 
Sous le chant de ton regard s’ouvrent les paupières du silence
Sur l’oubli du rocher les serments de ta vague

Et ainsi la nuit
Le sable nu sous le flot qui se retire

Tu es oiseau 
Penché sur mes errances 
Tu es émotion de satin 
Aux couleurs qui bruissent sur mes refrains d'aquarelle.

Et ainsi la nuit. 
Le froissement du rouge sur l’horizon qui s’enfuit sur un frisson de brume.

Un foisonnement, 
Les arbres qui s’incrustent dans le bleu du ciel de nuit 
Le silence qui se balance au sang de tes murmures 
En promenade sur la mousse des nuages

Ton parfum en gouttes douces 
Ton regard qui s'évade dans le reflet du bois sombre

Et ainsi la nuit, 
Tu te couches dans le vent de mes pensées perdues. 

Et ainsi la nuit 
Un voyage quand mes couleurs caressent tes paupières

Et ainsi la nuit
Au crêt de la vague, à l'agonie de la marée montante



vendredi 22 mai 2015

Lointain Murmure





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Un feulement d’ailes
Sur la chanson de ton corps qui marche
C’est le soir à Paris, un soir au parfum de pluie 
Ton pas résonne au dos de mes couleurs

Il reste à ouvrir des portes au verso des années
Dans le frisson de l’instant
Manque encore la complainte du vent
Pour la danse de tes cheveux

C’est un printemps à Paris
Ici les lilas explosent au jardin

Tu sais, parfois, dans tes yeux
J’invente le ciel qui s’évapore
Quand le vert s’habille en sourire
Aux paupières de tes jours

Aux lumières de tes yeux que tu caches
Aux mots sur tes lèvres que tu tais
J’ai les effluves de tes couleurs en frissons
Comme un amant étourdi au bord de ton fleuve.



samedi 4 avril 2015

Au jour qui tremble





Organdi




Un enchevêtrement d’instants nus
Posés là,  dans le lit du vent,
A la lisière du jour qui balance.
Comme un soleil ébloui.

Je te regarde disparaître
Au sein des brumes épicées
Ton grain de peau sur le grain du papier


Cette poésie d’organdi tombée sur tes épaules,
Une éternité à broder les falaises 

Au drap froissé de tes murmures en voyage.
Je mendie tes yeux pour border les marées, 
Je mendie tes doigts pour découdre le paysage.
Je déshabille l’espace le temps d’une écriture,
J’engloutis tes silences au rire de mes fantômes endormis.


Je t’emporte aux fenêtres ouvertes,
Je t’évade aux rideaux d’une scène,
Bribes de nos errances sur l’incendie de tes jambes.
Un chiffon de rouge à la stupeur de tes reins

Demain soleil,
Sur les lèvres d'un rendez-vous
Sur les poussières d’un chant de ciel
Sous le coton d’un ventre doux

J’essoufflerai l’azur jusqu’au refuge de ma mélancolie. 



lundi 23 mars 2015

Sonate




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Souffles noués sur l’avancée de la vague

Au festin des peaux les paupières closes.

J’écris sur la nuit qui descend l’escalier

Un instant, rien que cet instant en frêle échancrure



Un parfum, fleur d’écume en douce déchirure

Eclair de peau nue sous la lune 

Tendres fruits aux saveurs nocturnes

Pour la faim, la rondeur de ton sein


Ta pluie en source de printemps.



lundi 9 février 2015

Incandescent




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Ton murmure porté par le ressac

Une émotion naissante, larme de mer

Qui ruisselle sur les rives du silence.

Navigue en ce ciel sans âge.


Sur la morsure de l’instant, s’échouer.

Là, dans cette entaille du jour dévoré d’hiver

Ne reste qu’un morceau de ciel que les cils lacèrent,

Un chapelet de lumière qui brûle les paupières.


A l’abandon du jour, l’ombre folle de l’heure 

Marche lentement aux lisières du vertige.

L’instant s’illumine, chavire au courant

Comme ton regard s’inonde, aspire au printemps


Et que rien ne se dérobe, ni ta pluie ni le frisson, 

Au cuir de la nuit, le rocher appelle l’aube

Dans le silence bouleversé j’ai recueilli ton ciel

Bleu comme une goutte d’eau sur la peau

dimanche 21 décembre 2014

Parfums d'hiver




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Cet enchevêtrement d’instants nus posés là
A la frontière du jour qui s’éteint
Le noir des mots sur la pâleur de la page
Aux confins des rivages doux d’un souvenir

Ruban d’écume collé sur l’horizon
Les ombres noyées sur la peau de la terre
Figent les rêves, givrent les parfums mais,
Le pas agile de ta danse découpe les brumes


Dans la mémoire de tes poches, une vague m'égare,
Dans cette frange étroite entre la nuit et le jour
J'écoute le murmure du papier sous ta plume.

Une éternité à broder les falaises,
Au drap froissé de ces mots en voyage
Je mendie tes yeux pour border les marées

Mes demain dans ta poche au tumulte du silence.



dimanche 16 novembre 2014

Inside Out




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L’étreinte d’un regard sous la pluie du jour qui s’enfuit.
Ciel et terre en nuances de gris
Fantômes d’encre sur mes lambeaux d’automne
Les bribes de nos errances posées là, éparses, sur la feuille blanche.

Brumes en volutes, le crépuscule a refusé de rougir

Ne reste, sur la certitude de l’horizon, qu’une nostalgie

Un souffle, frôlement léger, l’ombre d’une danse

L’émotion d’un geste, d’un mouvement de hanche.


Viens,

La mélancolie trace le chemin.

Traversons la nuit
Sur le gué fragile de mes virgules.



mercredi 29 octobre 2014

And No More Shall We Part





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Souffle de la nuit

Mélancolie d’automne

Ce chant que nulle pluie n’empêche

Ce chant de tes hanches au refrain des chagrins.


Dérive de l’encre au fil de l’écrit

L’empreinte d’un regard sur la soie des mots

Juste un songe gravé sous les paupières

Le fil profond qui chapitre les pierres


Octobre, le paysage se saupoudre de roux

Sur la feuille égarée, la soif des virgules

Le soir est venu bien vite

Octobre en bleu et ton sourire en parfum d’automne.



mardi 9 septembre 2014

Virgules




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Un chiffon de silence posé là,
Sur les poussières d’un chant de ciel

Une virgule de peau,
Ton épaule nue sur la page
Des échelles de soie
Et la mer du bout des doigts

Quand s’ouvrent les cils de la nuit
J’assoiffe tes rivages
Au refrain des marées

Les mots hissent les voiles
Je m’emmène ailleurs
Ton ciel au creux des paumes



jeudi 21 août 2014

Every Morning





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Cette errance de plumes

Au jardin des mots silence

A l'aube des paupières

L'éclat d'un ciel inconnu


Tu, 


Aux confins des regards 

Se racontent les sentiers

Les bégaiements de l'instant

Sous l'arbre qui se languit d'été


Vous,


L'envie de m'emmener

Au chapitre à écrire

Là où se dessinent les mots sur la toile

Ce tourbillon de vert au pluriel de tes yeux

Et l'oubli du certain au sable des années



lundi 4 août 2014

Good Times Bad Times





02082014




Un ciel en champ d’écume
Dans ce silence murmurant.
Un regard cousu d’impatience
A la fenêtre des marées

Dans le tumulte des mains
Dénouer les arpèges d’horizon

L’écorce des mots sous l’orage
Ne dit rien des rivages oubliés
Les couleurs tournent la page
L’île frémit d’exister.



dimanche 29 juin 2014

Open Arms




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acrylique sur toile (50 x 40)


Au crépuscule du sommeil

Réveiller mes rêves de pierre

Les mots déplient l'espace

Sur l'éventail des sentiers



Ciseler le rivage de l'île



Un sentier de soie

Toutes les nuances d'un regard

Sur le sable, des traces de pas

Et ce ciel à bout de bras

Dans l'indécence d'un matin d'argile.



Une île dessinée

Sur les contours de la mémoire

M'attend.

Si tout n'est que lumière

Découvrir ce goût de sel sur ta peau.




mercredi 4 juin 2014

Petit Matin




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Aiguise ton pas

La rencontre tremble sous l'arbre
Le rouge de tes lèvres trace le chemin
Sur la fibule des mots épars

Une scène ouverte sur ta danse
Les rides du vent 
En frisson sur tes hanches

Aiguise ton regard

Sur l'horizon bousculé 
La houle et ta peau en joie
En caresse, toute entière, 
De la fête aux pieds.

Aiguise tes mots

Pour ce jour où tu viendras peut-être
Te bercer sur la douceur d'une vague
Dans le sillage nonchalant
De mes années éparpillées

Aiguise ton pas

Aux dérives de tes cheveux
Noués à mes doigts
T'offrir, le souffle des pierres
Au froissement du silence

Aiguiser, déguiser, nos tressaillements d'émoi.




vendredi 30 mai 2014

Night in black satin





30052014



Froissements de satin au ciel de mai
L’aile de la nuit dérobe le soir immense

La chambre nue s’habille des copeaux de ton regard
Le printemps de tes yeux verts me dit qu’il est bien tard
Sous le tulle de ces murmures s'ouvre le bal des mots
Dans la lenteur aveuglante des voyages de peaux

Je t’ai rêvée depuis les fruits de ton jardin
Depuis la clameur rieuse sous tes paupières
Je t’ai écrite dans l’insomnie de nos rivières
Pour que tu bruisses d’encre au reflet des matins.

Je signe le jour aux courbures de mes rides
Je te déshabille de noir au serment du papier
Ce drap de mer brune échoué sur l’oreiller
Parfume de danse nos racines liquides.

Viens, sur l’imaginaire sentier de mes embruns salés
J’ai les mots en pagaille au refrain de mes nuits
Je t’invente des couleurs pour mon temps qui s’enfuit
Je t’invente des rimes au destin des marées.

Monter, descendre la mémoire des rochers. 



 

jeudi 22 mai 2014

Curtains



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L'empreinte de tes yeux sur la mer,
Et ce printemps en fleurs d'eau
Ce coquillage pour ta marée
Sonnent au clocher
De cet enchevêtrement des sens

Tous mes mots en pollen
Ta peau nue sous la laine.

J'ai oublié de ne pas te dire 
La patiente de l'écume
Au ventre du rocher

Pleurer la sincérité des nuages
Au chagrin du soir qui se diffuse 
Aux ombres de tes dentelles

Au creux des signes épars de mes chemins
Devenir berger de tes ruisseaux
Ponctuer tes danses bigarrées
Des virgules de ton sourire

Le goût salé
Des rêves de papier

Sur la lèvre d'un rendez-vous
Je te peindrai du rouge
Au miel des matins
Sur ta bouche sans lendemain

Toujours le vent revient
Aux années qui nous sont dues

Ne reste plus qu'une pensée 
Balayer les cernes sous nos regards
Habiller l'impossible
Au satin de nos danses

Tracer, effacer les frontières de nos mains enchaînées.



mercredi 21 mai 2014

Photos Souvenirs




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Elance tes jours,
Il me souvient

Le ciel qui tombe sur le cœur
L’essentiel frôlement des errances
Au souffle du sel sur les peaux
Il me souvient ton regard habillé d’horizons

Elance tes jours
A en faire baisser les larmes

Il me souvient cette liberté d’être
Quand tu ouvrais la porte sur les nuages
Ces vagues en dentelles de soie
Au couplet de tes jambes

Il y aura cette mer à fendre
Pour approcher les chagrins
Au bout, tout au bout des mots
La caresse du temps sur tes reins

Elance tes jours
Il me souvient

Cette île parchemin
A en chiffonner les nuits
Sur ma palette incertaine
Tes yeux au tremblement du pinceau.

Couvrir, découvrir ta peau au refrain de la toile.



jeudi 15 mai 2014

Reste la marée





10052014

acrylique sur toile (50 x 40)



Une suspension muette de l’instant

Le ciel comme un éclat de mélancolie

Alors, je repeins mes paragraphes

J’ouvre les marges sur des berges de soie


J’écris, 

Sous mes alcôves de papier

La chanson des lendemains muets


A chaque rideau de paupière 

Une parenthèse de peau


J’écris 

Quand les  nuits s’amoncellent 

Au dos des collines mouvantes

De cette mer qui m’étreint


Au loin, les horizons se maquillent de cendres

Un bruit

La porte qui s’ouvre en un battement d’elle



lundi 12 mai 2014

A nos cils





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Sur les papiers de la mémoire, je t’ai inventée.

D’où me viens-tu ? Où suis-je allé te chercher ?

Tu es ce regard croisé dans l’infini des brumes de mer
Là-bas, au loin, sur la crête des vagues 
Là-bas, au loin, sous ces voiles où je te fais voguer

Tu as eu ce mouvement de hanches en te retournant
Tu ne savais pas encore qui j’étais
Ce n’était qu’un pas et la toile s’est transformée
Ce n’était qu’un pas mais tu existais.

Tu es venue mouiller sur mon chemin de couleurs
C’était il y a longtemps, tu ne m’existais pas.

Si mes mots se déshabillent de tes silences
C’est pour attendre l’été et défroisser les cieux

Je n’attends rien
Ni la page où tu entreras dans la danse
Ni mes demain pour les chagrins


Je chapitre les hasards
Au clair de ton regard
Tu étais là, tu l’ignorais c’est tout.

Si tu ne viens pas, si s’égarent les rendez-vous
Dans cet abandon qui tangue, je reconnaîtrai ton pas

Dans ma marge j’ai posé tes yeux car ils ne trichent pas.
J’écris pour les lèvres ouvertes et le sourire au paradis de l’instant
Sur l’esquive du temps
J’écris des arpèges de peau nue
Et cette mer où l’on ne va qu’en rêvant

Je chuchote aux préambules
Sur la ponctuation des nuits

Tu me reviens de là, du plus lointain des abandons
De quand la mer me divague,

Sur la marée des mots
Déposer
Nos yeux étincelés

Accrocher, décrocher ces paysages à nos cils.




vendredi 25 avril 2014

L'impossibilité d'un visage





26042014


Même si nos silences se taisent
Au refrain des brumes marines
Revenir aux mots à cueillir nus
Juste sous la marge des oreillers
Où la lumière se noie parfois
Riche d'un grain de peau
Ivre de nuits dérobées
Etourdie du battement des vagues

Nouer les yeux à en égarer les heures
Un matin sans aiguille au clocher
Et plier, déplier cette nostalgie d'aquarelle.



lundi 21 avril 2014

Encre





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Pourquoi ne danses-tu pas pour moi ?


J’ai ton pas sur mes sentiers
Sur mes pierres, ton arc-en- ciel.

M’égarer, plutôt que d’effacer
En exil du hasard,
Sur la frontière colorée du geste
Ta vague sur mes mots
Tes hanches en chant d’oiseau


Pourquoi ne danses-tu pas pour moi ?


J’ai ton pas dans mes cahiers
Sur ma peau, tes fenêtres ouvertes

Je t’ai tout écrit, sauf les mots
Je t’ai tout écrit
Jusqu’à écouter le vacarme de tes yeux
Quand ils s’évadent sur mes silences
Tes seins en confidences


Pourquoi ne danses-tu pas pour moi ?


J’ai ton pas au bout des doigts
Sur mon ciel, ta cascade voilée

Poser mon chagrin sur ton écume
Au refrain de mes nuits blanches
Dis la mer, tu m’accompagnes ?
Viens réveiller mes hivers
Sur la peau de tes printemps.


Pourquoi ne danses-tu pas pour moi ?


J’ai ton pas dans mes pinceaux
Dans ma nuit, ta fleur évaporée

Il y a ton regard inventé
Du plus profond des marées
Et tous mes mots sur tes embruns
Résonnent sur le balcon des matins.

Nouer, dénouer les coutures sous nos paupières.






lundi 17 février 2014

Ronde




Consolation





Une virgule de ciel en écho sur l’étang.
Goutte d’eau, prends  garde à la danse des mots
Les murmures incendiaires  de la nuit s’étalent
Au visage écorché du jardin sans pétales

Noyer la perspective trouble  de l’instant.
Où donc sont rangées nos vieilles solitudes
Nos mélancolies décharnées et nos combats perdus
Ailleurs, sans doute ailleurs
Derrière toute  cette terre, derrière l’hiver
Nues, sous l’éclipse des flots

Debout,
Attendre l’aube, pour les ailes déployées du sang
Sans hâte,
Lacer, délacer les racines des pierres.

 

samedi 30 novembre 2013

Push the Sky Away



30112013

(acrylique 30x40)



A contretemps de la peau
Ce parfum qui frôle les murs
Effluves dolentes entrelacées
Lambeaux de brumes

Le matin ne compte plus assez d’heures.

 

L’automne entaille les paupières
Comme se fondent les contours
Cette mer en nostalgie de pierre
La vague évade nos discours

 

Une esquisse du temps  au jour éparpillée.

 

A contretemps de nos peaux
Les moutons s’épuisent  en troupeau
Le moulin a courbé ses racines 
Pour que l’aube enfin se dessine

 

La mélancolie des heures aux rondeurs de la dune

 

Il ne faut plus tarder
Les chiens de faïence aiment les miroirs


mercredi 30 octobre 2013

Revolution Rock


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Conflagration de rêves au sommeil de tes yeux

Il faut savoir garder les regards
Au cœur de nos hasards

Les ombres sourient ensemble
Toutes ces larmes en dégât des eaux
S’évaporent aux étangs brumeux
De cet automne délabré.

Feuilles en partance
Le vent s’abreuve de nos oublis.

Et de tout ce présent mauve, au soir

Je ne veux garder que ton regard.




jeudi 11 juillet 2013

Fragments d'écume




10072013
(acrylique sur toile 40x50)



Dans la salle d’attente de l’Océan
En partance, sous la dérive des mots
Bientôt,
Là-bas, collines de sable et de mer
Devenir proie de l’écume
De ces embruns flamboyants quand se noie le jour.

Sur le quai de ses jambes nues
Dans l’instant du souffle coupé
Juste sa présence dans un matin de rien.
Juste son rire et l'éclat de ses yeux sur la vague.

Les peaux se croisent ainsi, se frôlent sans vraiment s’éviter,
Pour inventer comme des fantômes.

Je tisse l’instant avec la soie que tu me donnes.
En ce temps qui s’égrène en un brouillard imparfait.




mardi 18 juin 2013

Haut les coeurs

16062013
(acrylique sur toile 40x50)



Je suis portier de l’ombre
Sur la cédille du temps.
Le jour s’éteint,
Le couchant pose son or
Sur la paupière de la vague

Une note bleue prise par l’orage
Résonne de six cordes nues, avides.

Avides de lumière, de joie
Habiter l’instant, l’enflammer de rouge

Le rouge s’ennuie de trop de questions
Le rouge s’ennuie d’une révolution.
Là-bas, le battement lourd d’un silence.
Là-bas,  ici, partout.    Demain.




mardi 5 mars 2013

Pastel



04032013.jpg



Jusqu’à la lie de cet hiver
Son fantôme glacé au creux des mains

Les rives du printemps sont encore floues
Ce goût d’hier sur tes paupières
De l’autre côté des vagues
Conte l’audace des ricochets.

La rumeur du ciel se déshabille de blanc
Là où l’écume n’a plus de voix
Trois mesures de blues posées là
Au pastel de ton regard.




dimanche 17 février 2013

Archet




18022013.jpg



Dans l’oubli du vent 
Se pose le soir 
Une fêlure du ciel
Echappe ton regard

Tresser nos souffles
Au chant de la pluie
Ecouter tes yeux
Me peindre la nuit.

Un festin de givre grime l'ourlet des fenêtres
Pour l'envol des secondes aux rivages du temps
Le parfum des silences sous le vent fatigué
L'hiver voyage aux brumes de tes yeux verts.

Sous les esquisses d'or de nos dérives 
Se dévide le fil de tes mains à mes rides
Sous l'archet soyeux de tes paupières
Le printemps nous appelle, libre et fier. 



samedi 12 janvier 2013

Coming Back Home





12012013



L’invisible des mots se mêle aux couleurs

A regarder dans les yeux, bien à l’heure

Les yeux de la nuit à contre-jour du papier

Passager de l’encre, attendre l’été.


La dentelle du sommeil

A recoudre à chaque page

Un brouhaha sinueux

Une parenthèse ardente.

L’invisible des mots posé sur l’horizon.



vendredi 2 novembre 2012

Parfums de gris.









C’'est juste un souvenir qui s'’ennuie du soleil
La trace d’un soupir qui échappe au sommeil.
Un monde de patience, et de mélancolie
Sa voix sonne l'’absence ; la pluie en plein midi

Tous ces mots éphémères, et ces rires oubliés
Ce chagrin de la mer, la lumière évadée
Au vent de novembre, tes cheveux emmêlés
Le passé se cambre aux brumes parfumées

J’'ai peint l’étoffe mauve de ses regards enfuis
Ses murmures d'’alcôve, cette île évanouie
Aux formes adoucies, aux arômes de pluie.
Et le silence aussi, qui s'éteint dans son cri.




dimanche 7 octobre 2012

Pas la peine de






(Acrylique 50 x 40)




Un autre temps,
La lune est tombée dedans.
Le profond dénuement du ciel,
Un délabrement de bleu.

Où es-tu Magda ?
Dans quel méandre de la mémoire te promènes tu ?
La pénombre de tes yeux perdus
Sur le sourire de l'’horizon.

Ouvrir les bras,
Tout doit réapparaître.
Je sais, là-bas,
L’'écume froissant un drap de mer,
La fièvre du rocher
Sous la morsure de la page nue.




jeudi 27 septembre 2012

Et comme partout






(acrylique 50 x 40)




A perte de voix, ton chant de peau

Sous le gris du ciel, ces éclats de pluie
Ta nuit posée sur mon regard
A peine un galet d’écume
Tes yeux et la soie de tes jambes

Là-bas, de l’'autre côté du rêve
Au delà du rayon de lune
Posé sur le pommier
Un clafoutis de brume
Sous ton cri d’oiseau

Ces matins noyés de vie
Auront raison de septembre
Un coulis de lumière
A la mer arraché.

Rendez-vous d'’insomnie
A rebours sur mes marges
Sous les feuilles nues
Tes chuchotis de peau.




samedi 22 septembre 2012

S'effeuille






(acrylique 50 x 70)



Ces mots mouillés posés sur le bitume
Il est bien trop tôt pour la rouille,
Pour le désespoir rouge des feuilles
Sur les mains ridées de l’'arbre.

Une voix
Pour le soleil de ta peau
En résonance
Aux fenêtres des lendemains

Le souffle avant les mots de l'’automne
Ce frisson de l’'archet juste avant,
Juste avant la caresse des cordes.
Le souffle avant les mots, un chant, déjà.




samedi 26 mai 2012

Pointillés











Laisser passer la lumière
Entre les veines bleutées des mots
Aux boucles rousses des virgules
Au souffle d'un battement de cils

Sur les épaules d'un nouveau jour,
Sous la vague et l'écume être rocher.
Pour nos regards humides
Au silence des marées, se parvenir




dimanche 19 février 2012

Debout






Acrylique sur toile 40x30




Le fantôme d'une phrase porté par le vent
La bande-son d'un hiver aux dents cruelles
Il faudrait qu'enfin tout s'envole, déborde
Il faudrait qu'enfin tout éclate, étincelle
Simplement éviter
Que le printemps ne nous laisse décimés.

Nos espoirs qui sèchent aux vents respirent l'infini
Aux mélanges des peaux se confond le paysage
Qu'espèrent-ils ceux qui ferment les yeux
Qui se recroquevillent et s'enferment
Que voient-ils sans horizon, sans fenêtre

Ecarter ces murs qui maintenant nous enferment.
A l'intérieur.
A l'extérieur.
Réveiller les vivants, les debouts
Sur le béton fleurissent encore des arcs en ciel.
Des peaux chamarrées, mélanges chaloupés
Pour encore espérer
Qu'au printemps se rallument les soleils éteints.





jeudi 19 janvier 2012

Magda









Noir, marcher en esquivant la nuit, les éclairs pâles des réverbères.
Les trottoirs sont mouillés d'orage, odeurs d'asphalte.
Enfermé dans le blanc,
Ne rien entendre du tonnerre, du fracas de la pluie.

Noir de vent doux et de nuages invisibles au ciel de la ville,
Murs si hauts qui s'élancent vers la nuit.
Je n'ai pas vu tomber la pluie,
Je n'ai pu retenir les gouttes d'eau entre mes mains,
Juste pour la sensation de retenir un peu de ciel dans le creux de mes paumes.

J'évite les couleurs.
Les images kaléidoscopes de ma mémoire,
A chaque pas une pièce du puzzle,
Il en manque tant.

Un passé en noir et blanc
Comme sur les vieilles photos.
Magda danse en noir et blanc
Ballerine des rues humides
Danseuse de mes feuilles blanches

Elle tourne si lentement,
Oh si lentement
Sur les pointes de mes mots
A l'instant du souvenir
Pour cette pluie d'encre
Du bout des doigts
Aux marges de la feuille.





vendredi 30 décembre 2011

Gone, Gone, Gone






(acrylique sur toile 60 x 40)



Le ciel sort de la terre
Pourtant,
La rousseur d'un instant
De rien, de mots, d'oubli.

La virgule dessine
La tourbe des nuages

Déchirer le paysage englouti
Dans ce gris qui jamais ne finit
Malaxer la couleur
Pour ce point au bout de la ligne.
Une robe noire
Cette chaussure que tu ôtes
Jambe nue pliée dans le rouge

Pourtant,
Les nuages parfois,
Le vent dans ton regard,
Immobile.
Une image abandonnée
Au clair d'un souvenir
Les nuages parfois
Au fond de moi
L'écho muet
De la rousseur de l'instant
Qui s'évade d'écrire.





vendredi 23 décembre 2011

Night Lights









Tangue
La mémoire des mots
Cousus sous tes paupières
Au revers d'un souvenir

Tangue
La couleur de la nuit
Tatouée autrefois
Au printemps de tes hanches

Tangue
Le silence
Au rythme du pinceau
La danse de tes cils

Tangue
Chavire
L'encre silencieuse
Aux sentiers de ta peau
Il suffirait d'écrire
De n'avoir plus à fuir.




dimanche 13 novembre 2011

So Slow









Le soleil peine à réchauffer les peaux.
Comme une rousseur de vivre
A l'incendie de tes jambes.
La mémoire épargne les silences.

Le souvenir d'une image
Le ciel a vieilli d'un nuage
Que sont devenues nos cernes
Dans le miroir d'un train de nuit.




samedi 22 octobre 2011

Either Or









Ne bouge pas.
Je viens seulement te réveiller d'un baiser fantôme
Avant de sombrer hors de ce monde à la dérive.

Que deviennent les instants de vie qui nous ont échappé ?

C'est dans ton regard que renaissent les vagues
C'est dans un soupir
Que chantent tes lèvres.
Pour que s'éteigne le jour.

J'écris ton pas sur ma page blanche
La course du vent
Les larmes de la brume.
La mer n'a pas cessé de frissonner
Au murmure de l'île.

Il est bien tard pour oublier demain.




lundi 3 octobre 2011

Mellow my mind









Ta soie posée entre les paumes d'un matin
Au cœur de la solitude d'une aube d'automne
Presque rien
Peut-être une chimère,
Une phosphorescence fantôme,
Un pas de sable, puis deux
L'horizon dans ton cou
Le jour déjà lavé de ses songes
Juste là, à la ponctuation d'un nuage égaré
J’ai un fantôme endormi dans le creux de la main,
Qui me soigne des poèmes et du vertige des certitudes.




mercredi 28 septembre 2011

In a Silent Way









Ton regard
A la lisière du temps qui passe,
Les cendres du jour posées sur un coin de lune.

L'’aiguille qui joue à chat sur l'horloge,
Que faut-il bâtir dans l’âge que l’on pioche,
Que je sculpte à coup de mots et de couleurs,
Attablé à la pendule des virgules et des pinceaux ?

Dis, le temps, où se trouve-t-il ?
Aux rides de ma peau,
Aux chants d'une révolution qui s'éveille,
Au partage d'une main qui prend la tienne ?
Chercher le temps, qui s'enfuit , nuage au ciel venté,

Le temps, se terre-t-il au creux de l'’heure qui s'’éteint,
Sous l'ourlet de tes lèvres,
Au souvenir d'un temps étreint ?

Le temps ne boit-il pas les fleuves de nos mémoires ?
En souvenir d'heureux futurs, avais-je écrit

De toi à moi, dans l'instant de ces vagues qui nous séparent,
Dans l'instant d'hier,
La mémoire de demain.
J'attends.

J'’écris la morsure d'un autre instant.




samedi 3 septembre 2011

Shine on






Acrylique sur toile 30x40


Parfois il n’'y a plus rien, cependant qu’il y a tout.

Il faut revenir des orages,
Plus imprégnés qu’'avant la pluie,
Plus assoiffés que la terre même,
Des odeurs de nuit que laisse en nous le chagrin

Un instant de ciel accroché là,
Un bout de dentelle chiffonné,
Un regard qui s'évade.

C'’est l'’été au milieu des nuages,
Cette seconde étrange où s'’évapore la musique,
Au creux du dernier sillon.
Tourne tourne le temps, en plein coeœur du soleil affamé.

Je n'’oublie rien, les émotions tracent le chemin.
Les désirs de nos peaux s'’arriment aux éclats d'écume des marées murmureuses.
Pour cet inattendu, unique et bouleversant,
Les mains en éveil, à l'’orée de toi.

Moi, si tu savais, je te peindrais bien le rouge aux joues, pour tout ce qu'’on mérite.
La mer m'’offrirait les yeux du souffle perdu.
La vague dévêtue de ses falaises
Appelle à souffler les nuits.

Ne reste qu’à moudre le grain des jours diffus.




lundi 22 août 2011

Silence Twenty Two








Une nuit
Ouverte
Pour l'oiseau de ta voix

Un silence
Rapiécé
Pour l'éclair de l'oubli

Ta fenêtre
Espiègle
Le chant d'un souvenir

Vertige de peau
Ta vague entre les rochers
Se faufile

L'odeur d'un hiver
A rêver sous l'écharpe
De ton cri

Silence
Je farde tes paupières de mes mots de cendre
Dans le murmure d'un été, je brode le fil de nos cils cousus.





dimanche 14 août 2011

Summer dress









Une île sur tes paupières
Nos serments sur la peau des arbres
Dans le bruissement de la mer,
J’'ai reconnu le pas de tes mots tatoué sur mes lèvres

Une île à inventer
Au chenal de ton ventre
A ta voile se remontent nos fleuves
Sur ta berge j’'ai jeté mon encre.




vendredi 1 juillet 2011

Midnight Summer Dream









Sur l'écorce sculptée de l'instant
Fébriles fragrances d'une danse
Perles de lumières
Accrochées à tes hanches

Crépuscule titubant aux nervures du ciel
Et ton paysage qui me met à l'envers
Sur la palette de l'horizon
Le chant de ta vague pour seule réponse.





samedi 19 mars 2011

Paprika








Vénéneuses furent
Les dernières écorchures de l'hiver
Avant que soudain, l'odeur d'un matin clair
Ebrèche de bleu l'écorce de nos regards

Un instant à nous frapper d'envie
Même quand je t'habille de lune
Pour cette lueur d'infini
Sur une mer sans brume
M'étourdir de tes arômes de vie.
Le printemps commence à mordre le ciel.






dimanche 27 février 2011

Lumières









Peu importe la brume, l'étouffante oppression
De ce ciel qui rampe sans atteindre l'horizon
Peu importe la bruine, la glaçante impression
Que le jour à jamais a perdu la raison.

J'ai le clair de tes yeux pour faire danser mes couleurs
Ton ventre nu pour habiller de joie mes mélancolies
Sur la lisière des nuits tu m'emmènes cueillir les mots
Semés au hasard de ton grain de peau.




lundi 14 février 2011

Equinoxe









En exil, sous le poids de l'horizon
A la croisée des peaux, braconner l'instant
Les pâleurs du ciel en cascade
Habillent ton chant quand il s'évade

Au gisant des marées quand sombrent les saisons
Peindre des dentelles sur les paupières du temps
Le silence du nid aux morsures de l'hier
Un battement d'ailes bientôt chassera l'hiver.




dimanche 19 décembre 2010

Winter Crumble









Vertige blanc
Un ciel poudré de sucre
Rivages pleurant l'horizon
Ton grain de peau pour équilibre

Aux rides de mes jours
Ton regard en souffle clair
Un frisson de neige
Sur nos sentiers de chair.



jeudi 11 novembre 2010

See the Sky About to Rain









Le ciel drapé de sombres dentelles
Les copeaux de brume embrassent infidèles
La rousseur de nos souvenirs rebelles
C'est novembre et tes yeux étincellent.

Au silence des cris qui étouffent d’injustice
Comme trace de craie qui sur l'ardoise crisse
Le vent s'essouffle à porter nos colères
J'écris sur la vague rugissante de nos rêves d'éther.




dimanche 24 octobre 2010

Out of this world









La rivière se gonfle d'automne
Tes cheveux s'habillent de vent
L'indicible couleur de la vigne du puits
A l'angle des jours qui s'épuisent de pluie.

Aux berges de tes dentelles
A l'éveil de la nuit
Je pose mes instants sur ton parfum
Et me perds aux sentiers de ton regard.





vendredi 15 octobre 2010

Sometimes it Hurts















La mer en copeaux d'écume
Sous les dentelles de ton regard
Le temps s'invente des escapades
Là où s'ébauchent nos doux silences

Aux rives troublantes de ton sommeil
J'accoste mes chimères
Les chagrins de nos peaux
S’arriment aux chants des marées

La mer en copeaux d'écume
L'automne pose son manteau de brumes.




mercredi 6 octobre 2010

Caldeira













A tes lèvres se tissent nos saisons
Pour la liberté des nuages
L'écheveau de l'automne
A dénoué l'écharpe du vent

A tes lèvres se tissent nos saisons
La pluie au jardin
Un abri de tes mains
Et ton ciel de dentelles




dimanche 26 septembre 2010

Fugue









Notes de pluie à la terre assoiffée
Quelques rayures blanches au ciel d'automne
Eclats de gris dans tes yeux clairs
La nuit doucement déshabille le jour.

J'attends le dernier éclair de soleil
Les poches pleines de ce vent d'équinoxe
Qui découvre les secrets cachés sous tes voiles
L'été frissonne encore sur ta peau.





mercredi 15 septembre 2010

Say Yes









Ton sourire en souffle doux
En dérive de l'été sur mon chemin de plume
L'orgueil du vent sur ta lande
Dans la rousseur d'un soir de mer

Au loin, l'île s'éteint de vague en vague
Juste le temps de ne rien oublier
Des chemins qui se perdent sur ta peau
Que l'automne nous enlace.





dimanche 12 septembre 2010

In Pursuit of Happiness









Lueurs fugaces
Au velours de l'océan.
Sur ta vague apaisée
Apprivoiser ton ciel.

Les couleurs boivent l'horizon
Ta brume au bout des doigts
J'effleure l'essentiel.
Sur les épaules de la nuit
Ton châle doux déposé.




mardi 17 août 2010

The Courage of Others










La morsure de l'écume
Au livre de tes jambes
Le silence de la lune
Page à page

Sous ce ciel d'encre
Le buvard de mes mains
Sur ta lande humide
Voile sous la brise à peine ébauchée.




samedi 7 août 2010

Funny time of year









Au large du temps, des brisures d'écumes
A la peau des vagues, ton chant de brume
Là où se pose la nuit
Ton regard, un éclat d'envie.

Aux lèvres des étoiles
La caresse du vent
Enlacés
Ta vague.






vendredi 28 mai 2010

The State I Am In









Glissement doux
Les lumières d'une nuit fruitée
Aux fleurs du pommier

En dérive de l'instant
Tes lèvres mordent le ciel

Tes gestes nus effeuillent mes heures
Ton grain de peau et cueillir
L'étreinte du jour sur ton épaule.




dimanche 9 mai 2010

Souffle









Un souffle,
Aux fleurs des cerisiers
Ce frisson du temps
Un silence ébloui.

Un souffle,
Un ballet d'hirondelles
Sur l'ourlet du jour
L'envol de ta jupe

Au parfum de tes jambes
Un souffle
Un éclat de vie.




dimanche 4 avril 2010

Bleu nuage









Un jour, bien loin des matins tranquilles, j'’ai ouvert ma porte aux couleurs, à la folie des mots.
C'’est venu d’ailleurs, de ces frontières improbables de l'’imagination, comme une main qui se tend, tremblement d’'écume, comme une main que l’'on prend, bien à l'’abri au creux d'’une nuit
Je n'oublie rien tu le sais, juste ta main et ta voix qui fendille les commissures de nos peurs.
Il n'y a rien à frémir que le vent pour souffler tes paupières sur le papier de mes insomnies, si les rêves s'en vont loin comme la mer.
Il n'y a rien à pressentir que la lumière qui ouvre un chemin à nos idéaux , si l'éternité noyée de lune dévoile de tes yeux le vert.
Des rythmes vibrent en moi
Les virgules font un bruit d’'ailes dans mes pensées
Et pendant que je vis, n'’écrivant plus, rêvant
Les mots que je t’'offre s'’effarent sous le vent
J’'aime mieux tout de quelque chose que quelque chose de tout
Toujours aller au bout des choses, jusqu'’au vertige, et souvent j'’accueille dans ma nuit ton sourire, celui que tu as oublié sur mon épaule, un soir de resquille, un de ces soirs quand s'’écartent les ombres, d'’où jaillit un éclair et d’'où sort la beauté, ta beauté.
Tu es belle comme la révolution.
Je n'oublie rien tu le sais, ni mon hiver contre ton printemps, ni les orages de tes lèvres au sanctuaire de mes ignorances.
Pour la chamade du temps qui fuit, j'ai inventé des couleurs pour ta peau, des ombres pour tes cernes.
Dans la rousseur de mes pinceaux, j'ai une étoile coquelicot qui embrume de douceur ce lieu où tu ne viens pas, où résonne pourtant l'ombre de ton pas.
Je cueille des syllabes dans les souffles du vent
Je me souviens de ta voix dans le soleil dormant, en plein coeœur d’"un été, en plein coeœur de ma folie.
Et comme dans les trains, au moment où l’"on félicite le paysage il se dérobe avec modestie, tu as pris ton chemin qui s"’éloignait du mien.
Je n'oublie rien tu le sais
J'ai ton ciel en pagaille, la lune glisse à fleur de terre dans les broussailles sombres, un grand nuage arraché s"’enfuit.
J’'ai ton ciel en pagaille, comme des instants à recoudre, au fil de mes pinceaux.
Je suis là à écrire au parfum inconnu de ta peau
Je n'oublie rien.
J'écris tes silences.
J’'écris ta présence
J’'écris ton oubli
J’'écris ta beauté
J’'écris au coin du jour, dans les plis des draps de la nuit.



dimanche 14 mars 2010

Naufrages









L'ile attend le basculement du ciel
Les bleus se font ombre
Ridules soyeuses en ondes plurielles
Les brûlures du jour en l'océan sombrent

Fêlures marines aux cendres des nuages
Ta robe s'abandonne aux rayons caressants
Le temps s'étire, le soir descend
Loin, si loin des folies des naufrages

Risée d'écume aux lèvres de ta vague
Le soir frémit aux soupirs du lac
Méplats marins en torpeur d'algues
Cet émoi des marais au refrain du ressac




lundi 15 février 2010

Frémir









Un trait d'or au ventre des nuages
Eclaire mon refuge cousu d'orage
C’est l’hiver au cœoeur du ciel,
Tourne tourne le temps,
Que renaisse la lueur de ce soleil froid.
Cet éclat du bleu qui s'’invite contre mes mauves.

Je n'’oublie rien, les émotions tracent le chemin.
J'’ai inventé des mondes pour y poser ton regard,
Pour y glisser sous mes mains, ta peau.
Nos chagrins s'’arriment aux éclats de voix des marées bruissantes
Tes prunelles ont des couleurs mouvantes pour nuancer mes jours.
La mer dévêtue de ses brumes appelle à découdre les voiles qui nous retiennent au sol.

Alors parfois,
La nuit,
Je peins un peu de ce phare sous tes paupières,
Pour éclairer mon regard quand tu m'’oublies.




vendredi 15 janvier 2010

La soie de l'archet









Le chagrin des marées au silence de ta vague
Une déchirure du temps aux frontières du désir
Eclats de dentelle et tes lèvres pour l'émoi
Sur ta peau le frisson emporte plus loin que le rêve

Il faudrait des hivers à l'abri de tes cils
Perles de neige en collier,
Le seringua attend l'oiseau
Derrière la fenêtre, la blancheur de la nuit.

Pour la mélancolie qui déguise les chemins
Ces instants qui s'enfuient d'entre nos mains
Le chagrin des marées au frisson du rocher
Tes dentelles égarées sous mes paupières baissées

Il faudrait des hivers qui s'habillent de satin.




mardi 5 janvier 2010

Indociles








Les empreintes du silence sur ta peau
Une mélancolie de nuages égarés
Dans ce ciel d'hiver qui s'effare d'étoiles

Il neige dans tes yeux des flocons de mots
Sur cette île androgyne où vient s'échouer
Ta marée haletante sous le tendre voile

Dans l'étreinte de l'écrit
S'inventent les chants fragiles
De nos rivages indociles
Où se frôlent nos lèvres, nos nuits.




dimanche 13 décembre 2009

Presqu'île









Il en faudra bien des mots pour t'emmener jusqu'à cette île
Bien des mots pour te déshabiller de tes brumes
Aux doux creux de ton corps j'ai encré mon exil

Ton murmure sur les lèvres de la vague apaisée.
Dessinait des matins en dentelle d'écume
Au satin de ta peau j'ai tracé le sentier.

Vers cette île
Ce voyage immobile
Jamais loin d'ici

Puisqu'ici,
Dans la rousseur de tes pas,
J'ai blanchi tant de nuits.




mercredi 11 novembre 2009

Ecrins









Pour l'élégance indécise d'un courant d'air
Comme quand le désespoir s'évanouit au musoir
A simples mots épancher cette soif sous tes paupières
L'éventail de nos désirs au front de mer, un soir

Tes dentelles
Ta peau transie d'hiver
Rassembler tes écrins de pluie

Une envolée de soie
Un appel à ta vague




jeudi 17 septembre 2009

Transition









S'ouvrirait un chemin de vent
Un ailleurs incertain.
Brumes bouillonnantes aux lèvres de la vague
Un sentier entre ici et cette île qui appelle les mots.

D'autres pas, d'autres couleurs
Le souffle d'aller à la ligne
Pointiller l'espace
Le regard ouvert vers l'île.
Allez viens..



jeudi 21 mai 2009

Flots










Un flottement
Pluriel
Marbrure au flanc de l'infini
Stridence d'un accord de guitare

Les mots posés sur la peau
Sur la pointe des voyelles
Dissonance de soie.
Lent
Deux mains en embuscade.

Un cygne noir sur l'eau verte de tes yeux.



lundi 16 mars 2009

Something vague









Ton ventre en étang
La barque de mes mains
Ce ciel qui s'enivre de printemps
Le moiré d'un instant qui se prend pour demain.



lundi 22 décembre 2008

A mots dire








Ces larmes de mer sur ta peau découverte, juste un instant de ciel accroché là, au hasard de ton grain de peau, un bout de chiffon froissé, un frisson qui s'évade sous la dentelle.
Pour la fatigue du temps arrimé à la vague, j'apprivoise l'horizon au serment de tes jambes, dans la nuit qui s'acharne à éplucher la mémoire.
Bien au delà des rives, au sucre de ta voix j'accroche des silences, des bribes de sensations au revers des paupières.

Vent d'Ouest
J'attends la prochaine vague pour y boire tes chagrins.



mardi 2 septembre 2008

Sentinelles










Dénuder l'écume du soir qui suinte d'automne.
Dans le dédale des nuages,
Déraciner le temps, pour la chute du ciel
Tombé en pluie.
Dans un pli de lumière, poser le pas,
Heures translucides.
Un regard de flanelle sur la peau fruitée
Ne plus rien oublier
Des rêves cachés dans les broussailles.
L'imminence de ta vague aux rives des envies.




jeudi 26 juin 2008

Parfum d'Encre.








Le vent en promenade sur les peaux
Les heures qui s'échappent du sommeil n'ont pas d'histoire
Il te faudra accrocher des mots aux pas vagabonds
Pour espérer encore le chant des matins de miel
Il te faudra effacer les sentences de ton regard
Pour que se creusent au plus profond les chemins de l'errance
Au revers de tes paupières la partition d'un limonaire
Juste ce qu'il faut pour apaiser le flux des courants.
Juste ce qu'il faut pour souffler tes dentelles.



jeudi 1 mai 2008

Territoires de l'aube








Naviguer, aux brumes d'un printemps qui s'étiole d'être trop attendu,
Frêles esquifs, les pas cherchent à empoigner le fil ténu du temps.
Il ne reste à cueillir que la solitude des vagues dans ce désert d'une plage,
Les portes de la nuit se referment sans bruit, au loin les remparts tracent la frontière.
A la lisière du jour un vol de goélands déchire la robe du ciel.
Plus loin, les gréements des bateaux appellent la caresse du vent.
Les fantômes de l'aube me content les histoires volées à la nuit.
Premières lueurs du soleil en reflet sur la mer.
Je m'abreuve de ces couleurs pour poser du bonheur sur le jour naissant.




vendredi 29 février 2008

Résister









C'est dans ton regard que tout arrive
C'est dans ton regard que se tissent mes fils
Le vent se noie dans sa folie
Les champs labourés attendent semailles
La liberté s'étrangle aux cols des édiles
Il est plus que temps d'entrer en résistance.
C'en est assez de voir tout se restreindre
Pour qui, pour quoi, pour l'appétit de quelques uns
Il faudrait là,
Pour la fatigue de la colère
Comme un grand lit d'espoir

Nous dormirons plus tard.




vendredi 4 janvier 2008

Patine









Aux commissures de l'instant
Comme une pâleur de l'aube

Le temps de glisser les mots dans un rayon de soleil
Le temps que le temps s'oublie

Clarté diffuse; brume de lune
Adagio transparent
Caresse d'absence

Patience blanche
Larmes du ciel
En moissons.




jeudi 27 décembre 2007

Valse









Les mots tapis sur la peau de la terre
Des fièvres de l'étang le gel apaise le cri
Aux lambeaux de l'hiver la neige fait un manteau
Pour ce temps apaisé, nos marges nues s'éclairent

En un murmure de lune
Ta marée par dessus bord
En un frisson de plume
Ta joie d'oiseau de nuit

Les cordes de la pluie ont noué nos baisers




dimanche 16 décembre 2007

Blonde on blonde









C'est l'aube à jamais qui nous attire
Aux bras noués que le gel étreint
Un pont à franchir, des lèvres à rougir
Guirlande de givre au matin d'airain.

C'est l'aube à jamais qui nous acharne
Aux plages blanches avides d'infini
Poudre de ciel aux paupières ternes
Murmure du temps sous le pas endormi

C'est l'aube à jamais qui nous appelle
Aux mots de nos nuits, au sel de nos pluies
Aux chants fruités de nos errances infidèles
Aux pages blanches les mots étourdis

C'est l'aube ou la nuit
Ces mots qui nous délivrent
Ces mots qui nous appellent
Quelques vagues de lune au chagrin de nos danses.



mardi 3 juillet 2007

S'étreindre







Sur le quai de la nuit, en affleurement de peau, l'ombre du vent m'étreint
Juste un souvenir qui se déshabille et se mire aux étoiles
Sur les épaules du temps, j'envole mes années
Il y a bien longtemps que je ne sais plus compter
Sur le quai de la nuit, sous la langue ta peau
Fait frémir les vieux chagrins qui s'évadent en pluie
Au profond de tes yeux, le murmure d'une danse
Pour ce goût du désir au matin des errances
Au souffle de ta rivière, quelques larmes indomptées
Ta source de joie en langueur d'orage; volupté.



mercredi 27 juin 2007

Houle








La chanson de ta peau
Sous le voile à peine clos
Juste un murmure
Au satin de l'aube
La houle de la nuit
Ta marée en ruisseau
Le sommeil de la mer
Si s'embrase la lune
Au sanglot de tes lèvres
Liquides comme le vent
Au refrain des fontaines



mardi 3 avril 2007

Sur les épaules du vent







Ta voix , et que défaille le silence
Aux berges de la nuit s’'arriment nos errances
A sauter sur les épaules du vent
Comme un vol de goélands dans l’'air étouffant
Dans le feu des orages, nos désirs, nos rages
Ton corps en volutes s'enroule
Commissure des lèvres, danse des peaux en fièvre
Souillure piquante, parfums ambrés de vie
Luxure luxuriante, ta source nacrée d’'envie.




lundi 5 mars 2007

Insomnie







Parfois l’'âme s’'effeuille, grains de sable qui glissent entre les doigts.
Parfois l'’âme s'’effeuille et rien ne peut rien retenir.
Au sang des vagues s'’habillent des étoiles
Au sang des vagues ton navire s'’envoile
Coeœur de pluie et d’'orage, le ciel nous emmène à pleurer
Fleur de nuit un brasier, le ciel nous emmène à aimer
Parfois l'’âme s'’effeuille et rien ne peut rien retenir
Ni les rires ni les pleurs, ni peurs ni sourires
Parfois l'’âme s'’effeuille d’'un printemps en hiver
J'’ai des trains en partance vers hier
Dans l'’insomnie de tes reins
J’'ai conjugué les embruns.



samedi 23 décembre 2006

Toi







J'’ai ton ciel aux yeux mouillés en bruine sur mes joues
Les larmes sont des voyages, les chagrins des bijoux
Aux rides en bagages pour ces hivers à blanchir encore
J'’accrocherai des sourires à peindre à l'’encre d’or.
Juste des mots
En effleurements de peaux
Lèvres charmeuses de nuages
Lointain rivage d’'un visage
A l’'agonie de la nuit.
Juste des mots en pluie.
Juste Toi, et notre vie.



samedi 26 novembre 2005

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Mes mots sont orphelins de tes yeux.