Le Coeur Funambule

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mardi 5 mars 2013

Pastel



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Jusqu’à la lie de cet hiver
Son fantôme glacé au creux des mains

Les rives du printemps sont encore floues
Ce goût d’hier sur tes paupières
De l’autre côté des vagues
Conte l’audace des ricochets.

La rumeur du ciel se déshabille de blanc
Là où l’écume n’a plus de voix
Trois mesures de blues posées là
Au pastel de ton regard.




dimanche 17 février 2013

Archet




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Dans l’oubli du vent 
Se pose le soir 
Une fêlure du ciel
Echappe ton regard

Tresser nos souffles
Au chant de la pluie
Ecouter tes yeux
Me peindre la nuit.

Un festin de givre grime l'ourlet des fenêtres
Pour l'envol des secondes aux rivages du temps
Le parfum des silences sous le vent fatigué
L'hiver voyage aux brumes de tes yeux verts.

Sous les esquisses d'or de nos dérives 
Se dévide le fil de tes mains à mes rides
Sous l'archet soyeux de tes paupières
Le printemps nous appelle, libre et fier. 



samedi 12 janvier 2013

Coming Back Home





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L’invisible des mots se mêle aux couleurs

A regarder dans les yeux, bien à l’heure

Les yeux de la nuit à contre-jour du papier

Passager de l’encre, attendre l’été.


La dentelle du sommeil

A recoudre à chaque page

Un brouhaha sinueux

Une parenthèse ardente.

L’invisible des mots posé sur l’horizon.



vendredi 2 novembre 2012

Parfums de gris.









C’'est juste un souvenir qui s'’ennuie du soleil
La trace d’un soupir qui échappe au sommeil.
Un monde de patience, et de mélancolie
Sa voix sonne l'’absence ; la pluie en plein midi

Tous ces mots éphémères, et ces rires oubliés
Ce chagrin de la mer, la lumière évadée
Au vent de novembre, tes cheveux emmêlés
Le passé se cambre aux brumes parfumées

J’'ai peint l’étoffe mauve de ses regards enfuis
Ses murmures d'’alcôve, cette île évanouie
Aux formes adoucies, aux arômes de pluie.
Et le silence aussi, qui s'éteint dans son cri.




dimanche 7 octobre 2012

Pas la peine de






(Acrylique 50 x 40)




Un autre temps,
La lune est tombée dedans.
Le profond dénuement du ciel,
Un délabrement de bleu.

Où es-tu Magda ?
Dans quel méandre de la mémoire te promènes tu ?
La pénombre de tes yeux perdus
Sur le sourire de l'’horizon.

Ouvrir les bras,
Tout doit réapparaître.
Je sais, là-bas,
L’'écume froissant un drap de mer,
La fièvre du rocher
Sous la morsure de la page nue.




jeudi 27 septembre 2012

Et comme partout






(acrylique 50 x 40)




A perte de voix, ton chant de peau

Sous le gris du ciel, ces éclats de pluie
Ta nuit posée sur mon regard
A peine un galet d’écume
Tes yeux et la soie de tes jambes

Là-bas, de l’'autre côté du rêve
Au delà du rayon de lune
Posé sur le pommier
Un clafoutis de brume
Sous ton cri d’oiseau

Ces matins noyés de vie
Auront raison de septembre
Un coulis de lumière
A la mer arraché.

Rendez-vous d'’insomnie
A rebours sur mes marges
Sous les feuilles nues
Tes chuchotis de peau.




samedi 22 septembre 2012

S'effeuille






(acrylique 50 x 70)



Ces mots mouillés posés sur le bitume
Il est bien trop tôt pour la rouille,
Pour le désespoir rouge des feuilles
Sur les mains ridées de l’'arbre.

Une voix
Pour le soleil de ta peau
En résonance
Aux fenêtres des lendemains

Le souffle avant les mots de l'’automne
Ce frisson de l’'archet juste avant,
Juste avant la caresse des cordes.
Le souffle avant les mots, un chant, déjà.




samedi 26 mai 2012

Pointillés











Laisser passer la lumière
Entre les veines bleutées des mots
Aux boucles rousses des virgules
Au souffle d'un battement de cils

Sur les épaules d'un nouveau jour,
Sous la vague et l'écume être rocher.
Pour nos regards humides
Au silence des marées, se parvenir




dimanche 19 février 2012

Debout






Acrylique sur toile 40x30




Le fantôme d'une phrase porté par le vent
La bande-son d'un hiver aux dents cruelles
Il faudrait qu'enfin tout s'envole, déborde
Il faudrait qu'enfin tout éclate, étincelle
Simplement éviter
Que le printemps ne nous laisse décimés.

Nos espoirs qui sèchent aux vents respirent l'infini
Aux mélanges des peaux se confond le paysage
Qu'espèrent-ils ceux qui ferment les yeux
Qui se recroquevillent et s'enferment
Que voient-ils sans horizon, sans fenêtre

Ecarter ces murs qui maintenant nous enferment.
A l'intérieur.
A l'extérieur.
Réveiller les vivants, les debouts
Sur le béton fleurissent encore des arcs en ciel.
Des peaux chamarrées, mélanges chaloupés
Pour encore espérer
Qu'au printemps se rallument les soleils éteints.





jeudi 19 janvier 2012

Magda









Noir, marcher en esquivant la nuit, les éclairs pâles des réverbères.
Les trottoirs sont mouillés d'orage, odeurs d'asphalte.
Enfermé dans le blanc,
Ne rien entendre du tonnerre, du fracas de la pluie.

Noir de vent doux et de nuages invisibles au ciel de la ville,
Murs si hauts qui s'élancent vers la nuit.
Je n'ai pas vu tomber la pluie,
Je n'ai pu retenir les gouttes d'eau entre mes mains,
Juste pour la sensation de retenir un peu de ciel dans le creux de mes paumes.

J'évite les couleurs.
Les images kaléidoscopes de ma mémoire,
A chaque pas une pièce du puzzle,
Il en manque tant.

Un passé en noir et blanc
Comme sur les vieilles photos.
Magda danse en noir et blanc
Ballerine des rues humides
Danseuse de mes feuilles blanches

Elle tourne si lentement,
Oh si lentement
Sur les pointes de mes mots
A l'instant du souvenir
Pour cette pluie d'encre
Du bout des doigts
Aux marges de la feuille.





vendredi 30 décembre 2011

Gone, Gone, Gone






(acrylique sur toile 60 x 40)



Le ciel sort de la terre
Pourtant,
La rousseur d'un instant
De rien, de mots, d'oubli.

La virgule dessine
La tourbe des nuages

Déchirer le paysage englouti
Dans ce gris qui jamais ne finit
Malaxer la couleur
Pour ce point au bout de la ligne.
Une robe noire
Cette chaussure que tu ôtes
Jambe nue pliée dans le rouge

Pourtant,
Les nuages parfois,
Le vent dans ton regard,
Immobile.
Une image abandonnée
Au clair d'un souvenir
Les nuages parfois
Au fond de moi
L'écho muet
De la rousseur de l'instant
Qui s'évade d'écrire.





vendredi 23 décembre 2011

Night Lights









Tangue
La mémoire des mots
Cousus sous tes paupières
Au revers d'un souvenir

Tangue
La couleur de la nuit
Tatouée autrefois
Au printemps de tes hanches

Tangue
Le silence
Au rythme du pinceau
La danse de tes cils

Tangue
Chavire
L'encre silencieuse
Aux sentiers de ta peau
Il suffirait d'écrire
De n'avoir plus à fuir.




dimanche 13 novembre 2011

So Slow









Le soleil peine à réchauffer les peaux.
Comme une rousseur de vivre
A l'incendie de tes jambes.
La mémoire épargne les silences.

Le souvenir d'une image
Le ciel a vieilli d'un nuage
Que sont devenues nos cernes
Dans le miroir d'un train de nuit.




samedi 22 octobre 2011

Either Or









Ne bouge pas.
Je viens seulement te réveiller d'un baiser fantôme
Avant de sombrer hors de ce monde à la dérive.

Que deviennent les instants de vie qui nous ont échappé ?

C'est dans ton regard que renaissent les vagues
C'est dans un soupir
Que chantent tes lèvres.
Pour que s'éteigne le jour.

J'écris ton pas sur ma page blanche
La course du vent
Les larmes de la brume.
La mer n'a pas cessé de frissonner
Au murmure de l'île.

Il est bien tard pour oublier demain.




lundi 3 octobre 2011

Mellow my mind









Ta soie posée entre les paumes d'un matin
Au cœur de la solitude d'une aube d'automne
Presque rien
Peut-être une chimère,
Une phosphorescence fantôme,
Un pas de sable, puis deux
L'horizon dans ton cou
Le jour déjà lavé de ses songes
Juste là, à la ponctuation d'un nuage égaré
J’ai un fantôme endormi dans le creux de la main,
Qui me soigne des poèmes et du vertige des certitudes.




mercredi 28 septembre 2011

In a Silent Way









Ton regard
A la lisière du temps qui passe,
Les cendres du jour posées sur un coin de lune.

L'’aiguille qui joue à chat sur l'horloge,
Que faut-il bâtir dans l’âge que l’on pioche,
Que je sculpte à coup de mots et de couleurs,
Attablé à la pendule des virgules et des pinceaux ?

Dis, le temps, où se trouve-t-il ?
Aux rides de ma peau,
Aux chants d'une révolution qui s'éveille,
Au partage d'une main qui prend la tienne ?
Chercher le temps, qui s'enfuit , nuage au ciel venté,

Le temps, se terre-t-il au creux de l'’heure qui s'’éteint,
Sous l'ourlet de tes lèvres,
Au souvenir d'un temps étreint ?

Le temps ne boit-il pas les fleuves de nos mémoires ?
En souvenir d'heureux futurs, avais-je écrit

De toi à moi, dans l'instant de ces vagues qui nous séparent,
Dans l'instant d'hier,
La mémoire de demain.
J'attends.

J'’écris la morsure d'un autre instant.




samedi 3 septembre 2011

Shine on






Acrylique sur toile 30x40


Parfois il n’y a plus rien, cependant qu’il y a tout.

Il faut revenir des orages,
Plus imprégnés qu’avant la pluie,
Plus assoiffés que la terre même,
Des odeurs de nuit que laisse en nous le chagrin

Un instant de ciel accroché là,
Un bout de dentelle chiffonné,
Un regard qui s'évade.

C'’est l’été au milieu des nuages,
Cette seconde étrange où s'’évapore la musique,
Au creux du dernier sillon.
Tourne tourne le temps, en plein coeœur du soleil affamé.

Je n'’oublie rien, les émotions tracent le chemin.
Les désirs de nos peaux s'’arriment aux éclats d'écume des marées murmureuses.
Pour cet inattendu, unique et bouleversant,
Les mains en éveil, à l'’orée de toi.

Moi, si tu savais, je te peindrais bien le rouge aux joues, pour tout ce qu'’on mérite.
La mer m'’offrirait les yeux du souffle perdu.
La vague dévêtue de ses falaises
Appelle à souffler les nuits.

Ne reste qu’à moudre le grain des jours diffus.




lundi 22 août 2011

Silence Twenty Two








Une nuit
Ouverte
Pour l'oiseau de ta voix

Un silence
Rapiécé
Pour l'éclair de l'oubli

Ta fenêtre
Espiègle
Le chant d'un souvenir

Vertige de peau
Ta vague entre les rochers
Se faufile

L'odeur d'un hiver
A rêver sous l'écharpe
De ton cri

Silence
Je farde tes paupières de mes mots de cendre
Dans le murmure d'un été, je brode le fil de nos cils cousus.





dimanche 14 août 2011

Summer dress









Une île sur tes paupières
Nos serments sur la peau des arbres
Dans le bruissement de la mer,
J’ai reconnu le pas de tes mots tatoué sur mes lèvres

Une île à inventer
Au chenal de ton ventre
A ta voile se remontent nos fleuves
Sur ta berge j’ai jeté mon encre.




vendredi 1 juillet 2011

Midnight Summer Dream









Sur l'écorce sculptée de l'instant
Fébriles fragrances d'une danse
Perles de lumières
Accrochées à tes hanches

Crépuscule titubant aux nervures du ciel
Et ton paysage qui me met à l'envers
Sur la palette de l'horizon
Le chant de ta vague pour seule réponse.





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