Par Olivier,
dimanche 19 février 2012 à 23:02 ::General
Acrylique sur toile 40x30
Le fantôme d'une phrase porté par le vent
La bande-son d'un hiver aux dents cruelles
Il faudrait qu'enfin tout s'envole, déborde
Il faudrait qu'enfin tout éclate, étincelle
Simplement éviter
Que le printemps ne nous laisse décimés.
Nos espoirs qui sèchent aux vents respirent l'infini
Aux mélanges des peaux se confond le paysage
Qu'espèrent-ils ceux qui ferment les yeux
Qui se recroquevillent et s'enferment
Que voient-ils sans horizon, sans fenêtre
Ecarter ces murs qui maintenant nous enferment.
A l'intérieur.
A l'extérieur.
Réveiller les vivants, les debouts
Sur le béton fleurissent encore des arcs en ciel.
Des peaux chamarrées, mélanges chaloupés
Pour encore espérer
Qu'au printemps se rallument les soleils éteints.
Par Olivier,
dimanche 5 février 2012 à 21:52 ::General
Le temps dans le placard sonne
Sans que personne ne réponde
Par la fenêtre, un petit coin de ciel offre une seule étoile.
Une seule étoile et ce petit morceau de nuit suffisent bien,
Pour une fenêtre aux volets ouverts.
Là-bas où je ne suis pas
Où tu n'es peut-être plus
A quoi bon se perdre dans l'immensité,
De faire semblant
Qu'en un seul geste
il est possible d'embrasser tout le ciel.
Quand d'un volet ouvert
Un souvenir s'estompe
Il y a cette voix qui me souvient et cela suffit à combler l'instant.
Elle se raconte, cette voix
Etrange de découvrir une vie à l'intérieur des mots
Les larmes qui fuient les yeux,
S'échappent et coulent sans sanglots,
Qui sait d'où elles viennent ?
Du plus profond,
D'un souvenir noyé du fond de l'âme.
Ecouter ces silences accumulés se dissoudre
Au filtre d'un oubli
L'encre pâle sur la feuille
Et mes mots sous ta neige
Au larcin de tes jambes
Ma mélancolie en boucles rousses.
Par Olivier,
jeudi 19 janvier 2012 à 21:19 ::General
Noir, marcher en esquivant la nuit, les éclairs pâles des réverbères.
Les trottoirs sont mouillés d'orage, odeurs d'asphalte.
Enfermé dans le blanc,
Ne rien entendre du tonnerre, du fracas de la pluie.
Noir de vent doux et de nuages invisibles au ciel de la ville,
Murs si hauts qui s'élancent vers la nuit.
Je n'ai pas vu tomber la pluie,
Je n'ai pu retenir les gouttes d'eau entre mes mains,
Juste pour la sensation de retenir un peu de ciel dans le creux de mes paumes.
J'évite les couleurs.
Les images kaléidoscopes de ma mémoire,
A chaque pas une pièce du puzzle,
Il en manque tant.
Un passé en noir et blanc
Comme sur les vieilles photos.
Magda danse en noir et blanc
Ballerine des rues humides
Danseuse de mes feuilles blanches
Elle tourne si lentement,
Oh si lentement
Sur les pointes de mes mots
A l'instant du souvenir
Pour cette pluie d'encre
Du bout des doigts
Aux marges de la feuille.
Par Olivier,
vendredi 30 décembre 2011 à 19:21 ::General
(acrylique sur toile 60 x 40)
Le ciel sort de la terre
Pourtant,
La rousseur d'un instant
De rien, de mots, d'oubli.
La virgule dessine
La tourbe des nuages
Déchirer le paysage englouti
Dans ce gris qui jamais ne finit
Malaxer la couleur
Pour ce point au bout de la ligne.
Une robe noire
Cette chaussure que tu ôtes
Jambe nue pliée dans le rouge
Pourtant,
Les nuages parfois,
Le vent dans ton regard,
Immobile.
Une image abandonnée
Au clair d'un souvenir
Les nuages parfois
Au fond de moi
L'écho muet
De la rousseur de l'instant
Qui s'évade d'écrire.
Par Olivier,
samedi 10 décembre 2011 à 23:08 ::General
Entre deux ciels, deux mélancolies
Nuages en fuite
Juste une ville, les diamants du bitume
Notes de pluie aux cordes d'une guitare
Bleu électrique,
Les étincelles de ciel crépitent entre les interstices des toits.
Les trottoirs transpirent de ce bleu,
Nos pas dansent.
Violence de l'instant,
Des chants sourdent des murs suintant de blues.
Danser sur ces rythmes étouffés, danser au fil des rues,
Vers la vie qui gronde là-bas on ne sait où,
Là-bas j'arrive, je viens, je vis.
Tout me parle de toi
Les poèmes perdus dans les mèches de tes cheveux
Les fleurs de l’hiver en pétales sous les pavés
Les chevaux du vent sous ton écharpe
Un train traverse la nuit
Comme un essaim d’étoiles
Sur ta peau nue s’envoile
L’ombre de la lune en quartier.
Quelque part, dans les lumières de la nuit
Une guitare écrit la réponse.
Par Olivier,
lundi 3 octobre 2011 à 22:54 ::General
Ta soie posée entre les paumes d'un matin
Au cœur de la solitude d'une aube d'automne
Presque rien
Peut-être une chimère,
Une phosphorescence fantôme,
Un pas de sable, puis deux
L'horizon dans ton cou
Le jour déjà lavé de ses songes
Juste là, à la ponctuation d'un nuage égaré
J’ai un fantôme endormi dans le creux de la main,
Qui me soigne des poèmes et du vertige des certitudes.
Par Olivier,
mercredi 28 septembre 2011 à 21:59 ::General
Ton regard
A la lisière du temps qui passe,
Les cendres du jour posées sur un coin de lune.
L’aiguille qui joue à chat sur l'horloge,
Que faut-il bâtir dans l’âge que l’on pioche,
Que je sculpte à coup de mots et de couleurs,
Attablé à la pendule des virgules et des pinceaux ?
Dis, le temps, où se trouve-t-il ?
Aux rides de ma peau,
Aux chants d'une révolution qui s'éveille,
Au partage d'une main qui prend la tienne ?
Chercher le temps, qui s'enfuit , nuage au ciel venté,
Le temps, se terre-t-il au creux de l’heure qui s’éteint,
Sous l'ourlet de tes lèvres,
Au souvenir d'un temps étreint ?
Le temps ne boit-il pas les fleuves de nos mémoires ?
En souvenir d'heureux futurs, avais-je écrit
De toi à moi, dans l'instant de ces vagues qui nous séparent,
Dans l'instant d'hier,
La mémoire de demain.
J'attends.
Par Olivier,
mercredi 14 septembre 2011 à 22:44 ::General
Elle a au dessous des cernes
Comme les vertiges de mes instants.
ll faisait frais dans l’escalier vide.
Le soleil pendait sur la rampe usée comme un chiffon couleur citron.
Je revenais des mots où j’avais éparpillé tant de moments à comprendre, à oublier,
Je revenais
Habillé de ratures
Elle m’a fixé sur la portée de son regard
Je revenais boire l'écume de sa soif.
Je revenais de si loin
Que l'encre n'avait pas eu le temps de m'écrire
Je revenais abasourdi de silence
Dans les paumes, des partitions désaccordées.
Sur le papier, j’ai caressé sa joue.
Pour éparpiller mes paupières perdues.
Elle a au dessous des cernes
Ces instants de ciel, quand le jour s’oublie
Les yeux verts de mes nuits
Les empreintes de mes écrits.
Par Olivier,
samedi 3 septembre 2011 à 23:06 ::General
Acrylique sur toile 30x40
Parfois il n’y a plus rien, cependant qu’il y a tout.
Il faut revenir des orages,
Plus imprégnés qu’avant la pluie,
Plus assoiffés que la terre même,
Des odeurs de nuit que laisse en nous le chagrin
Un instant de ciel accroché là,
Un bout de dentelle chiffonné,
Un regard qui s'évade.
C’est l’été au milieu des nuages,
Cette seconde étrange où s’évapore la musique,
Au creux du dernier sillon.
Tourne tourne le temps, en plein cœur du soleil affamé.
Je n’oublie rien, les émotions tracent le chemin.
Les désirs de nos peaux s’arriment aux éclats d'écume des marées murmureuses.
Pour cet inattendu, unique et bouleversant,
Les mains en éveil, à l’orée de toi.
Moi, si tu savais, je te peindrais bien le rouge aux joues, pour tout ce qu’on mérite.
La mer m’offrirait les yeux du souffle perdu.
La vague dévêtue de ses falaises
Appelle à souffler les nuits.
Par Olivier,
samedi 18 juin 2011 à 22:47 ::General
Bleu électrique, mains ancrées sur les plis de la nuit
Etincelles de ciel qui crépitent entre les interstices des toits.
L'air transpire de ce bleu,
Tes pas dansent, défroissent l'instant
La vague sous tes paupières
Transparence d'un cri
Juste le drap d'un ciel
Pour parcourir tes mondes.
Par Olivier,
dimanche 5 juin 2011 à 22:53 ::General
Sur les cils du ciel
L'impatience d'un silence
Sur un coulis d'étoiles
Aux frontières que dessinent tes courbes
Les barrières de coton inspirent l'instant
Ton chant de cordes frottées par l'archet
Des confettis de nuit, à ta vague, lancés.
Vêtue de nuit
Un plumetis d'étole au sourire de ta peau
Je dérobe l'instant au souffle de tes voiles
Un clafoutis d'étoiles au clair de ton regard
Entre deux ciels, deux mélancolies
Des sourires dans sa voix
Un train qui traverse la nuit
Cette chanson qui me parle de toi
Un chapelet de grains de beauté
L’ombre de la lune en quartier.
Par Olivier,
samedi 19 mars 2011 à 23:08 ::General
Vénéneuses furent
Les dernières écorchures de l'hiver
Avant que soudain, l'odeur d'un matin clair
Ebrèche de bleu l'écorce de nos regards
Un instant à nous frapper d'envie
Même quand je t'habille de lune
Pour cette lueur d'infini
Sur une mer sans brume
M'étourdir de tes arômes de vie.
Le printemps commence à mordre le ciel.
Par Olivier,
dimanche 27 février 2011 à 23:30 ::General
Peu importe la brume, l'étouffante oppression
De ce ciel qui rampe sans atteindre l'horizon
Peu importe la bruine, la glaçante impression
Que le jour à jamais a perdu la raison.
J'ai le clair de tes yeux pour faire danser mes couleurs
Ton ventre nu pour habiller de joie mes mélancolies
Sur la lisière des nuits tu m'emmènes cueillir les mots
Semés au hasard de ton grain de peau.
Par Olivier,
lundi 14 février 2011 à 20:56 ::General
En exil, sous le poids de l'horizon
A la croisée des peaux, braconner l'instant
Les pâleurs du ciel en cascade
Habillent ton chant quand il s'évade
Au gisant des marées quand sombrent les saisons
Peindre des dentelles sur les paupières du temps
Le silence du nid aux morsures de l'hier
Un battement d'ailes bientôt chassera l'hiver.
Par Olivier,
samedi 8 janvier 2011 à 19:16 ::General
Un festin de lumière grime l'ourlet des fenêtres
Pour l'envol des secondes aux rivages du temps
La danse des feuilles sous le vent retrouvé
L'hiver voyage aux brumes de tes yeux verts.
Sous les reflets d'or de nos dérives
Se dévide le fil de tes mains à mes rides
Sous l'archet soyeux de tes paupières
Le printemps nous attend, libre et fier
Par Olivier,
jeudi 11 novembre 2010 à 21:56 ::General
Le ciel drapé de sombres dentelles
Les copeaux de brume embrassent infidèles
La rousseur de nos souvenirs rebelles
C'est novembre et tes yeux étincellent.
Au silence des cris qui étouffent d’injustice
Comme trace de craie qui sur l'ardoise crisse
Le vent s'essouffle à porter nos colères
J'écris sur la vague rugissante de nos rêves d'éther.
Par Olivier,
dimanche 31 octobre 2010 à 23:13 ::General
Juste un automne pour enflammer la grisaille.
La rouille sculpte le panache des arbres
Le souffle du vent à tes jambes
Sur la soie du soir qui descend
Les paupières du jour se sont fermées
Ne reste que ce blanc pour éclairer ta peau
Ces mailles dévorent le temps qui file
Juste un automne et nos doigts en pagaille.
Par Olivier,
dimanche 3 octobre 2010 à 22:33 ::General
Je ne parle qu’avec la brume,
Sous la douceur du coton,
Sur l’aube de tes frontières,
Au filigrane du temps qui se perd.
Simplement le frôlement de ta main
Et inventer l’éphémère
Cette insouciance ingénue
L’instant ténu d’une esquisse
J’ai croisé ton regard au revers de ton ciel
Je ne peins qu’avec la brume
Nos parenthèses essentielles.
Par Olivier,
dimanche 26 septembre 2010 à 22:25 ::General
Notes de pluie à la terre assoiffée
Quelques rayures blanches au ciel d'automne
Eclats de gris dans tes yeux clairs
La nuit doucement déshabille le jour.
J'attends le dernier éclair de soleil
Les poches pleines de ce vent d'équinoxe
Qui découvre les secrets cachés sous tes voiles
L'été frissonne encore sur ta peau.
Par Olivier,
jeudi 2 septembre 2010 à 22:35 ::General
Coûte que coûte
Résister, s'opposer
Pour le sang de la mer à la peau du rocher,
Cette brume posée sur le matin.
En attendant que le chant de la vague t'étreigne
Aspirer ce vent qui fait danser tes couleurs.
Cette brume posée sur le matin
Ce voile d'écume qui habille tes jambes
L'envol d'un souvenir dans l'été qui s'éteint
Plonger mes espoirs sous tes paupières.
Par Olivier,
samedi 12 juin 2010 à 23:26 ::General
Il faut cliquer sur l'image...
J'étais présent à Japan Expo le samedi 3 Juillet
Ta peau pour y graver mes rêves
Aux landes sauvages de ton ventre
Je traverse l'instant qui m'échoue sur ta grève
Echo d'écume aux confins de ton antre.
Brume d'eau aux lèvres ouvertes des vagues
Souffle mutin des fantômes errants
Rien n'est au vent que le vol du goéland
Rien n'est au rêve que ta peau paysage.
Par Olivier,
dimanche 4 avril 2010 à 10:52 ::General
Un jour, bien loin des matins tranquilles, j’ai ouvert ma porte aux couleurs, à la folie des mots.
C’est venu d’ailleurs, de ces frontières improbables de l’imagination, comme une main qui se tend, tremblement d’écume, comme une main que l’on prend, bien à l’abri au creux d’une nuit
Je n'oublie rien tu le sais, juste ta main et ta voix qui fendille les commissures de nos peurs.
Il n'y a rien à frémir que le vent pour souffler tes paupières sur le papier de mes insomnies, si les rêves s'en vont loin comme la mer.
Il n'y a rien à pressentir que la lumière qui ouvre un chemin à nos idéaux , si l'éternité noyée de lune dévoile de tes yeux le vert.
Des rythmes vibrent en moi
Les virgules font un bruit d’ailes dans mes pensées
Et pendant que je vis, n’écrivant plus, rêvant
Les mots que je t’offre s’effarent sous le vent
J’aime mieux tout de quelque chose que quelque chose de tout
Toujours aller au bout des choses, jusqu’au vertige, et souvent j’accueille dans ma nuit ton sourire, celui que tu as oublié sur mon épaule, un soir de resquille, un de ces soirs quand s’écartent les ombres, d’où jaillit un éclair et d’où sort la beauté, ta beauté.
Tu es belle comme la révolution.
Je n'oublie rien tu le sais, ni mon hiver contre ton printemps, ni les orages de tes lèvres au sanctuaire de mes ignorances.
Pour la chamade du temps qui fuit, j'ai inventé des couleurs pour ta peau, des ombres pour tes cernes.
Dans la rousseur de mes pinceaux, j'ai une étoile coquelicot qui embrume de douceur ce lieu où tu ne viens pas, où résonne pourtant l'ombre de ton pas.
Je cueille des syllabes dans les souffles du vent
Je me souviens de ta voix dans le soleil dormant, en plein cœur d’un été, en plein cœur de ma folie.
Et comme dans les trains, au moment où l’on félicite le paysage il se dérobe avec modestie, tu as pris ton chemin qui s’éloignait du mien.
Je n'oublie rien tu le sais
J’ai ton ciel en pagaille, la lune glisse à fleur de terre dans les broussailles sombres, un grand nuage arraché s’enfuit.
J’ai ton ciel en pagaille, comme des instants à recoudre, au fil de mes pinceaux.
Je suis là à écrire au parfum inconnu de ta peau
Je n'oublie rien.
J'écris tes silences.
J’écris ta présence
J’écris ton oubli
J’écris ta beauté
J’écris au coin du jour, dans les plis des draps de la nuit.
Par Olivier,
dimanche 14 mars 2010 à 23:22 ::General
L'ile attend le basculement du ciel
Les bleus se font ombre
Ridules soyeuses en ondes plurielles
Les brûlures du jour en l'océan sombrent
Fêlures marines aux cendres des nuages
Ta robe s'abandonne aux rayons caressants
Le temps s'étire, le soir descend
Loin, si loin des folies des naufrages
Risée d'écume aux lèvres de ta vague
Le soir frémit aux soupirs du lac
Méplats marins en torpeur d'algues
Cet émoi des marais au refrain du ressac
Par Olivier,
lundi 15 février 2010 à 23:28 ::General
Un trait d'or au ventre des nuages
Eclaire mon refuge cousu d'orage
C’est l’hiver au cœur du ciel,
Tourne tourne le temps,
Que renaisse la lueur de ce soleil froid.
Cet éclat du bleu qui s’invite contre mes mauves.
Je n’oublie rien, les émotions tracent le chemin.
J’ai inventé des mondes pour y poser ton regard,
Pour y glisser sous mes mains, ta peau.
Nos chagrins s’arriment aux éclats de voix des marées bruissantes
Tes prunelles ont des couleurs mouvantes pour nuancer mes jours.
La mer dévêtue de ses brumes appelle à découdre les voiles qui nous retiennent au sol.
Alors parfois,
La nuit,
Je peins un peu de ce phare sous tes paupières,
Pour éclairer mon regard quand tu m’oublies.
Par Olivier,
vendredi 15 janvier 2010 à 22:38 ::General
Le chagrin des marées au silence de ta vague
Une déchirure du temps aux frontières du désir
Eclats de dentelle et tes lèvres pour l'émoi
Sur ta peau le frisson emporte plus loin que le rêve
Il faudrait des hivers à l'abri de tes cils
Perles de neige en collier,
Le seringua attend l'oiseau
Derrière la fenêtre, la blancheur de la nuit.
Pour la mélancolie qui déguise les chemins
Ces instants qui s'enfuient d'entre nos mains
Le chagrin des marées au frisson du rocher
Tes dentelles égarées sous mes paupières baissées
Par Olivier,
dimanche 13 décembre 2009 à 00:43 ::General
Il en faudra bien des mots pour t'emmener jusqu'à cette île
Bien des mots pour te déshabiller de tes brumes
Aux doux creux de ton corps j'ai encré mon exil
Ton murmure sur les lèvres de la vague apaisée.
Dessinait des matins en dentelle d'écume
Au satin de ta peau j'ai tracé le sentier.
Vers cette île
Ce voyage immobile
Jamais loin d'ici
Puisqu'ici,
Dans la rousseur de tes pas,
J'ai blanchi tant de nuits.
Par Olivier,
mercredi 11 novembre 2009 à 13:01 ::General
Pour l'élégance indécise d'un courant d'air
Comme quand le désespoir s'évanouit au musoir
A simples mots épancher cette soif sous tes paupières
L'éventail de nos désirs au front de mer, un soir
Tes dentelles
Ta peau transie d'hiver
Rassembler tes écrins de pluie
Par Olivier,
jeudi 17 septembre 2009 à 22:46 ::General
S'ouvrirait un chemin de vent
Un ailleurs incertain.
Brumes bouillonnantes aux lèvres de la vague
Un sentier entre ici et cette île qui appelle les mots.
D'autres pas, d'autres couleurs
Le souffle d'aller à la ligne
Pointiller l'espace
Le regard ouvert vers l'île.
Allez viens..
Par Olivier,
samedi 4 avril 2009 à 22:29 ::General
Larme de pluie à l'écorce du jour
Je déambule en murmure au duvet de ton ventre
Il faudrait des hivers oublier les tourmentes
Boire à tes lèvres les printemps alentour
Raconter à la nuit ce que nous sommes
Tes sourires de papier ouvrent mes pages.
J’habille mes syllabes de ton reflet nu.
Je tapisse de ton regard mon paysage.
Pour que les mots tombent de tes paupières.
Cependant le sourire de la pluie à l’horizon perdu
Mordille la plume,
En un frisson de lune,
La couleur de tes yeux a tracé la frontière.
Par Olivier,
jeudi 26 février 2009 à 21:43 ::General
A l'aube de tes seins s'égarent mes voyages
Pâleur d'écume sur mes nuits de dentelle
L'hiver en fuite ouvre les rideaux du ciel
A l'ourlet de tes lèvres s'éclairent mes rivages.
Aux semailles en caresses , le vent dénoue les blés
Un ciel de guipure ouvre ses draps aux bergers,
Rien n'est au temps que la mer au rocher,
Du profond de la vague tu remontes troublée
Ton île à la marée s'ouvre, tendre fruit à croquer
Aux moissons en caresses, la terre délie les mains
Ton ciel de mantilles délivre son chemin
Rien n'est au temps que la peau au baiser
Et pour ton ciel en pluie
Rien n'est au temps que ces lunes à la nuit.
Par Olivier,
vendredi 16 janvier 2009 à 15:12 ::General
A ta peau, cheviller les rêves pour sécher ce vent dans nos tourmentes
Sur les plages du carnet s'évadent les spirales
Sables mouvants les mots écrits à l'encre pâle.
En défaillance de l'instant; démaquiller l'horizon.
Il faudra sans doute oublier le tout, jouer de l'inadvertance
Jeter aux hasards les sillons de murmures marins.
Cueillir sous mes doigts tes arômes, tes embruns
Sous le frisson de la plume, découvrir le soupir du mot qui danse.
Par Olivier,
dimanche 28 décembre 2008 à 22:43 ::General
A m'enivrer d'écume, j'ai égaré ta vague.
La lumière se morcelle sous la brise tenace, pour une esquisse, un refrain, un fantôme, j'ai rejoint ta plage d'embruns et d'oubli.
Le fracas des galets emporte les bribes de souvenirs, je glisse mes mots dans tes ombres silencieuses, j'inscris mes silences dans les empreintes de tes regards.
Au rocher que l'algue agrippe, j'amarre les transparences des heures ouvertes sans sommeil.
A te chercher si loin, j'ai croisé tant de hasards que les aiguilles de l'horloge n'affichent plus que mes retards.
Au temps qui s'en retourne vers ces heures effacées, je mêle mes espoirs de boire à ta marée.
Par Olivier,
lundi 22 décembre 2008 à 23:36 ::General
Ces larmes de mer sur ta peau découverte, juste un instant de ciel accroché là, au hasard de ton grain de peau, un bout de chiffon froissé, un frisson qui s'évade sous la dentelle.
Pour la fatigue du temps arrimé à la vague, j'apprivoise l'horizon au serment de tes jambes, dans la nuit qui s'acharne à éplucher la mémoire.
Bien au delà des rives, au sucre de ta voix j'accroche des silences, des bribes de sensations au revers des paupières.
Vent d'Ouest
J'attends la prochaine vague pour y boire tes chagrins.
Par Olivier,
mardi 2 septembre 2008 à 22:12 ::General
Dénuder l'écume du soir qui suinte d'automne.
Dans le dédale des nuages,
Déraciner le temps, pour la chute du ciel
Tombé en pluie.
Dans un pli de lumière, poser le pas,
Heures translucides.
Un regard de flanelle sur la peau fruitée
Ne plus rien oublier
Des rêves cachés dans les broussailles.
L'imminence de ta vague aux rives des envies.
Le vent en promenade sur les peaux
Les heures qui s'échappent du sommeil n'ont pas d'histoire
Il te faudra accrocher des mots aux pas vagabonds
Pour espérer encore le chant des matins de miel
Il te faudra effacer les sentences de ton regard
Pour que se creusent au plus profond les chemins de l'errance
Au revers de tes paupières la partition d'un limonaire
Juste ce qu'il faut pour apaiser le flux des courants.
Juste ce qu'il faut pour souffler tes dentelles.
Naviguer, aux brumes d'un printemps qui s'étiole d'être trop attendu,
Frêles esquifs, les pas cherchent à empoigner le fil ténu du temps.
Il ne reste à cueillir que la solitude des vagues dans ce désert d'une plage,
Les portes de la nuit se referment sans bruit, au loin les remparts tracent la frontière.
A la lisière du jour un vol de goélands déchire la robe du ciel.
Plus loin, les gréements des bateaux appellent la caresse du vent.
Les fantômes de l'aube me content les histoires volées à la nuit.
Premières lueurs du soleil en reflet sur la mer.
Je m'abreuve de ces couleurs pour poser du bonheur sur le jour naissant.
Par Olivier,
vendredi 29 février 2008 à 23:36 ::General
C'est dans ton regard que tout arrive
C'est dans ton regard que se tissent mes fils
Le vent se noie dans sa folie
Les champs labourés attendent semailles
La liberté s'étrangle aux cols des édiles
Il est plus que temps d'entrer en résistance.
C'en est assez de voir tout se restreindre
Pour qui, pour quoi, pour l'appétit de quelques uns
Il faudrait là,
Pour la fatigue de la colère
Comme un grand lit d'espoir
Par Olivier,
jeudi 27 décembre 2007 à 18:45 ::General
Les mots tapis sur la peau de la terre
Des fièvres de l'étang le gel apaise le cri
Aux lambeaux de l'hiver la neige fait un manteau
Pour ce temps apaisé, nos marges nues s'éclairent
En un murmure de lune
Ta marée par dessus bord
En un frisson de plume
Ta joie d'oiseau de nuit
Par Olivier,
dimanche 16 décembre 2007 à 22:28 ::General
C'est l'aube à jamais qui nous attire
Aux bras noués que le gel étreint
Un pont à franchir, des lèvres à rougir
Guirlande de givre au matin d'airain.
C'est l'aube à jamais qui nous acharne
Aux plages blanches avides d'infini
Poudre de ciel aux paupières ternes
Murmure du temps sous le pas endormi
C'est l'aube à jamais qui nous appelle
Aux mots de nos nuits, au sel de nos pluies
Aux chants fruités de nos errances infidèles
Aux pages blanches les mots étourdis
C'est l'aube ou la nuit
Ces mots qui nous délivrent
Ces mots qui nous appellent
Quelques vagues de lune au chagrin de nos danses.
Par Olivier,
mercredi 17 octobre 2007 à 19:32 ::General
Frimas, croire que l’on ne s’y habitue pas et qu’il nous reste quand même une petite île quelque part.
Ces liens dans ma marge.
Des lettres, des lignes et de l’encre.
A boire leur bouteille à la mer.
Je voudrais écrire, lisse comme un baiser sur un banc face à la ville, ton regard qui n’existerait pas encore en vert.
Si la feuille à tout dit, que racontent les racines de tes fleurs cette nuit?
Il me suffit
Sur tes lèvres assoiffées
d’être goutte d’eau.
Le vert est plus vif aujourd’hui, il me semble,
L’eau ravive, fait briller la surface des couleurs.
Suivre tes pas car au bout de la rue s'ouvre le ciel.
Par Olivier,
jeudi 6 septembre 2007 à 22:50 ::General
Il faudra bien un jour, que je maquille ton matin aux couleurs de mes cieux.
Aux périphéries des nuages, le temps joue à la marelle avec les fleurs de peau
Viens
Je t'emmène au ciel de mon âge
Dans la nuit trouée de souvenirs
La frontière de tes cernes
Dessine une plage où s'égoutte la lune
Je t'emmène au ciel de mon âge
Dans l'aube brumeuse de ma mélancolie
Que le jour viendra croquer
Par Olivier,
dimanche 26 août 2007 à 23:34 ::General
Chanter, la mémoire de ta voix
Dans l'ombre d'un frisson de vent
Orpailleur sur ton corps mon pinceau vagabonde
Ce souvenir, c'était donc beaucoup plus loin
Ou très haut
Tes voyelles en écho
Torrentiel émoi dans les blés de la nuit
Tu reviens toujours au cœur des flaques de lune
Je ne t'attends plus, je caresse le temps
Dans la fatigue des nuages
La lumière de l'aube
Comme un flocon de sel
A embrasé ton ciel.
Par Olivier,
mardi 3 juillet 2007 à 23:17 ::General
Sur le quai de la nuit, en affleurement de peau, l'ombre du vent m'étreint
Juste un souvenir qui se déshabille et se mire aux étoiles
Sur les épaules du temps, j'envole mes années
Il y a bien longtemps que je ne sais plus compter
Sur le quai de la nuit, sous la langue ta peau
Fait frémir les vieux chagrins qui s'évadent en pluie
Au profond de tes yeux, le murmure d'une danse
Pour ce goût du désir au matin des errances
Au souffle de ta rivière, quelques larmes indomptées
Ta source de joie en langueur d'orage; volupté.
Par Olivier,
mercredi 27 juin 2007 à 00:02 ::General
La chanson de ta peau
Sous le voile à peine clos
Juste un murmure
Au satin de l'aube
La houle de la nuit
Ta marée en ruisseau
Le sommeil de la mer
Si s'embrase la lune
Au sanglot de tes lèvres
Liquides comme le vent
Au refrain des fontaines
Tu sais mon pays, souvent je ne te comprends pas.
Tu avais le choix entre les couleurs et la grisaille,
le partage certes maladroit mais joyeux, et l'opportunisme
et tu as fait ce choix,
celui de fermer tes portes à double tour,
celui d'élaguer les arbres en fleur,
celui d'écarter la tendresse au profit d'une prétendue efficacité.
Tu sais mon pays, souvent je ne te comprends plus.
Des mois d'un discours aux frontières du nauséeux ne t'ont pas ouvert les yeux,
je sais bien que tu vieillis, est-ce une raison pour renier ta jeunesse,
qu'as tu fait mon pays de ton amour de la liberté.
De cet espoir qui brillait, qui brillait comme..
Comme une fleur inventée, qui fleurit sur tes lèvres
Comme la mer dans tes yeux, douce vague qui inonde
Comme ta robe qui tombe entre les coquelicots
Comme l'imagination quand elle est sans limite
Qu'as tu fait de tout cela, mon pays que je ne comprends pas ?
Et déjà en ton nom on condamne quelques uns de tes enfants qui n'ont commis que l'erreur de se sentir trahis.
Et déjà semble se refermer sur ces injustices le lourd couvercle du silence.
Tu sais mon pays, c'est toi qui n'as pas compris,
car si certains sont prêts à profiter de cette banalisation de l'oubli,
des déchirures que provoquent cette stigmatisation de l'autre,
toujours responsable des maux et des peurs enfouis,
nous sommes nombreux encore à ne pas abdiquer.
Et ce qui n'est qu'un murmure sans parole ni musique, deviendra une chanson d'espoir et de liberté,
car ces trois mots travail, famille patrie que tu as choisis de sortir de l'oubli, nous ne pouvons les accepter.
Nous n'oublierons jamais que seul le respect d'autrui permet la liberté,
que notre dignité passe par l'égalité, que le monde ne progresse que dans la fraternité.
Tu sais mon pays, si comme tant d'autres je me sens trahi
Je ne vais pas me taire, ni me résigner
Et ne s'éteindra ni notre colère ni notre vigilance
Par Olivier,
mardi 24 avril 2007 à 09:59 ::General
Au refrain d'un matin, en confetti de brume
Me revenir, au sang de tes chemins
Là où tu t'habilles d'aube satin
Là où se déchire la nuit , s'effiloche la lune
Les gestes s'évanouissent doucement
Sur la dérive du vent
Une petite écharpe blanche
S'est posée là,
Comme un dimanche
Je ne sais de toi que ce qui reste en moi.
Ta voix , et que défaille le silence
Aux berges de la nuit s’arriment nos errances
A sauter sur les épaules du vent
Comme un vol de goélands dans l’air étouffant
Dans le feu des orages, nos désirs, nos rages
Ton corps en volutes s'enroule
Commissure des lèvres, danse des peaux en fièvre
Souillure piquante, parfums ambrés de vie
Luxure luxuriante, ta source nacrée d’envie.
Par Olivier,
vendredi 23 mars 2007 à 20:59 ::General
Aux tempes de mes jours, les nuages s’affranchissent de l’horizon, ton ciel au creux de mes paumes, la pluie à petits bruits dessine un visage.
Au reflet des rues sans nom, j’arpente tes chemins de vide pour ajourer les mélancolies aux rideaux de tes yeux. Tendre bataille de silences en cavale, j’aspire au printemps de tes jambes nues sous ta robe noire.
Rien n’échappe au tremblement que la fuite du temps.
Les brindilles hirsutes qui ponctuent mes phrases s’échappent sur les épaules du vent, les accords de guitare distribuent leurs courants d’air, ils s’échouent en caresses sur ta peau d’aquarelle.
Un soleil pâle déshabille l’hiver, mon automne en sourire dérive tendrement sous les couleurs de ton printemps qui m’échappe.
Parfois l’âme s’effeuille, grains de sable qui glissent entre les doigts.
Parfois l’âme s’effeuille et rien ne peut rien retenir.
Au sang des vagues s’habillent des étoiles
Au sang des vagues ton navire s’envoile
Cœur de pluie et d’orage, le ciel nous emmène à pleurer
Fleur de nuit un brasier, le ciel nous emmène à aimer
Parfois l’âme s’effeuille et rien ne peut rien retenir
Ni les rires ni les pleurs, ni peurs ni sourires
Parfois l’âme s’effeuille d’un printemps en hiver
J’ai des trains en partance vers hier
Dans l’insomnie de tes reins
J’ai conjugué les embruns.
Par Olivier,
vendredi 16 février 2007 à 22:03 ::General
Au coin de la rue une image qui s’efface et le soir tout gris se prend pour un dimanche. Derrière moi, un bruit de pas qui n’est pas le tien, ton pas n’est que silence dans ce monde endormi aux pavés de mon rêve.
Il est trop tôt dans tes yeux et le trottoir fait bien mon âge.
C’est l’automne à Paris, et les mots tombent de mes feuilles ; c’est l’automne à Paris et de toi je m’ennuie.
Puisque je ne peux rien te dire, mon monde s’invite dans tes couleurs, et j’ai la soif du pinceau dans un regard d’aquarelle.
Tu sais, je t’ai cherchée souvent, dans les dédales de mes nuits, dans les couloirs du métro, juste là, à la ponctuation de mes mots. Je t’ai trouvée parfois, en caresse de roux, au satin des persiennes, quand l’aube vient me chercher dans mes marges d’encre séchée. Alors je descends l’escalier et déjeune au chagrin.
J’ai ton fantôme endormi dans le creux de la main, qui me soigne des poèmes et du vertige des certitudes.
Au coin de la rue, une esquisse qui s’éloigne, car jamais rien ne s’efface au refrain des rencontres. Je suis gardien des murmures, je les grave au pinceau, sur des toiles sans cadre, pour ne jamais les enfermer, les murmures ça s’évade, ça caresse nos ciels, pour faire fleurir les nuages où tu marches, là où je t’écris encore.
Je n’ignore rien de ta distance, j’ai les mots en refuge pour le froid des absences.
Parce que j’écris de toi , parce que si rien ne pouvait jamais bouger, jamais, ni même jamais vaciller un peu, rien qu’un tout petit peu, juste comme ça, pour voir un peu, un tout petit peu, juste comme ça, pour juste imaginer, un tout petit peu… cependant que moi, moi bien sûr je peux tomber, bien sûr que le peux, moi, c’est toujours moi qui vacille, moi je peux, tomber et retomber, avec mon âge, mes sourires, mes rides et même dans mes pensées, toutes mes histoires prêtes à s’envoler comme ça, d’un seul souffle du vent.
Au coin de la rue, même si ce n’est pas ta rue, même si ce n’est pas ton ombre qui s’éteint, cela n’a pas d’importance, j’écris, et, derrière le rideau de mes rides, j’écris bien souvent pour me donner de tes nouvelles.
Par Olivier,
mardi 16 janvier 2007 à 23:23 ::General
Le saxo de Coltrane remonte le courant de tes mots en fontaine
Le jour ferme les yeux
Juste là, au creux des notes, envieux
De cette nuit qui ouvre ses draps
En froissement de satin, sans fracas
Cette eau claire qui coule de tes lèvres
Est un murmure qui apaise les fièvres.
Par Olivier,
mardi 2 janvier 2007 à 21:23 ::General
J’ai peint mon ciel pour que tu y promènes ton nuage
J’ai acheté du bleu pour l’étoile de ta fenêtre
De la fontaine ne filtrent que quelques gouttes
De l’eau claire de nos mots partagés,
Je les couds sur le dos des vagues, en écume de souvenir
Le temps ne passe pas non, il s’écrit sur la peau
Comme ces larmes de pluie au chagrin de la terre.
Par Olivier,
samedi 23 décembre 2006 à 23:35 ::General
J’ai ton ciel aux yeux mouillés en bruine sur mes joues
Les larmes sont des voyages, les chagrins des bijoux
Aux rides en bagages pour ces hivers à blanchir encore
J’accrocherai des sourires à peindre à l’encre d’or.
Juste des mots
En effleurements de peaux
Lèvres charmeuses de nuages
Lointain rivage d’un visage
A l’agonie de la nuit.
Juste des mots en pluie.
Juste Toi, et notre vie.
Par Olivier,
lundi 4 décembre 2006 à 10:17 ::General
J’écris, parce que j’oublie souvent de dire…
J’écris, parce que je ne sais pas parler
J’écris, ébloui, abasourdi de vos rêves, de vos mots
J’écris pour cet instant de l’inversion de la nuit, dans l’embrasement de la lune,
J’écris dans la caresse de l’instant aquarelle
Pour ces yeux que je peins
Pour toi aussi qui ne me lis jamais.
J’écris pour moi, pour ces matins tremblants
Dans la danse troublante du temps
J’écris pour ne pas t’oublier
Pour n’oublier personne.
Par Olivier,
mercredi 1 mars 2006 à 21:18 ::General
Retrouver une lettre que j'avais écrite
le 18 janvier 1994.
Dernière feuille du bloc
Ecrire avec cette limite imposée, autre folie. " C'est chaque fois triste, mais pas tragique, l'hiver, la vie, l'injustice. L'horreur absolue un certain matin.
C'est seulement ça, triste. Avec le temps on ne s'habitue pas" Marguerite Duras
Pourquoi ces mots, cette nuit, pourquoi en être autant bouleversé ?
Et Murat qui chante, s'insinue en moi. Jamais je n'écrirai de cette manière pourtant leurs mots sont les miens.
Je les lis, les écoute et ils deviennent non pas miens, mais partie de moi. "L'écriture c'est l'inconnu. Avant d'écrire on ne sait rien de ce qu'on va écrire. Et en toute lucidité"
Toujours Marguerite Duras.
Et c'est vrai. personne ne veut le croire mais pourtant. Avant d'écrire on pense savoir, et puis, rien de ce qui était prévu ne vient s'inscrire sur le papier. Rien de ce que la pensée avait projeté, et quand même pour celui qui écrit, la certitude d'écrire ce qu'il doit, devait écrire.
Folie d'écrire.
Ecrire c'est danser. Parfaitement inutile et aussi indispensable.
J'écris en pensant au bonheur de regarder quelqu'un danser, danser avec le coeur et le corps en harmonie.
Envie d'offrir le même bonheur.
A toi.
Je t'aime.
Quand les mots fuient, sans doute est-ce parce que l'âme chante faux.
J'écris parce que tu n'es pas là pour danser avec moi.
J'écris pour apaiser la douleur du manque de toi.
J'écris comme on danse, pour m'exténuer le corps.
J'écris alors que mes mains ne rêvent que de jeter ce crayon pour enfin se poser sur ta peau.
J'écris pour calmer l'impatience de nous qui m'étreint.